Okamoto n’est pas un militant ordinaire. Il reste le seul survivant parmi les trois auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l’aéroport israélien de Lod-Tel Aviv. Cette attaque menée au nom du Front populaire de libération de la Palestine a fait 26 morts : 17 citoyens américains de Porto Rico, 8 Israéliens et 1 Canadien.
Le parquet détaille précisément le contenu republié par Hassan : un texte en anglais rappelant la participation d’Okamoto à cette attaque, ainsi qu’une photographie le montrant porté sur les épaules d’hommes vêtus de treillis et de keffieh. L’iconographie célèbre ouvertement un homme responsable d’un carnage.
Cette glorification explicite d’un auteur d’attentat constitue le cœur de l’accusation d’apologie du terrorisme. Le message ne se contente pas d’une référence historique : il élève la violence meurtrière au rang de « devoir » face à l’oppression. Les autorités judiciaires considèrent cette publication comme une incitation déguisée. Mais la fouille des effets personnels de l’eurodéputée allait réserver une surprise supplémentaire aux enquêteurs.

La Découverte Inattendue : De La Drogue Synthétique Dans Le Sac De L’Eurodéputée
La fouille de routine réserve aux enquêteurs une découverte imprévue. Les effets personnels de Rima Hassan révèlent la présence de deux substances distinctes : du CBD et de la 3MMC, une drogue de synthèse. Le parquet précise que ces éléments feront l’objet d’une procédure distincte, disjointe du dossier d’apologie du terrorisme.
Hassan réagit immédiatement sur X en dénonçant des « fuites illégales » et des « accusations totalement fausses ». L’eurodéputée martèle que seule la présence de CBD, parfaitement légale, a été constatée. Elle fournit une explication précise : le CBD aurait été acheté à Bruxelles, tandis que la 3MMC lui aurait été donnée à son insu dans la capitale belge, selon une source proche du dossier.
Le contraste entre la version du parquet et celle de la défense est saisissant. D’un côté, la confirmation officielle de la présence de drogue de synthèse dans le sac de la parlementaire. De l’autre, un démenti véhément accompagné d’une théorie selon laquelle la substance aurait été placée sans son consentement.
À sa sortie de garde à vue jeudi soir, Hassan refuse tout commentaire immédiat et annonce une conférence de presse pour le lendemain. Cette affaire de stupéfiants, bien que secondaire face à l’accusation d’apologie du terrorisme, s’ajoute à un dossier judiciaire déjà complexe pour cette figure controversée de l’engagement pro-palestinien.

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