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24 juin 2026

Rodéos urbains : Ségolène Royal propose de créer une école de cascadeurs plutôt que de détruire les deux-roues saisis

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Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Programme Complet De Réinsertion

La proposition de Royal ne se limite pas à un vœu pieux. Elle détaille un dispositif concret, presque clé en main. Premier pilier : l’utilisation de circuits désaffectés comme Montlhéry, où ces jeunes pourraient pratiquer leur passion dans un cadre sécurisé et légal. Fini les poursuites nocturnes dans les quartiers, place à un encadrement structuré.

Le volet éducatif s’articule autour d’internats scolaires où motards et gendarmes assureraient la supervision. « Vous les remettez à l’école, vous les faites encadrer », précise l’ancienne ministre. L’objectif : réinsérer ces décrocheurs tout en valorisant leurs compétences motrices plutôt que de les nier.

Mais Royal va plus loin. Elle envisage une formation aux métiers du deux-roues, notamment garagiste, secteur en pénurie chronique de main-d’œuvre. Un débouché professionnel immédiat qui transformerait une pratique illégale en expertise reconnue.

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Le clou du dispositif ? Une école de cascadeurs pour le cinéma français. Les plus talentueux pourraient ainsi professionnaliser leur maîtrise technique dans une industrie qui manque cruellement de spécialistes. Ce que la société condamne comme dangereux deviendrait alors un atout valorisé et rémunéré.

Un projet ambitieux qui suppose des moyens conséquents et une volonté politique de privilégier l’éducatif au répressif. Reste une question : ces jeunes accepteraient-ils d’échanger la liberté du bitume contre la discipline d’un internat ?

Image d'illustration © TopTenPlay
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La Crainte Du Basculement Dans Le Trafic

Derrière cette architecture éducative se cache une conviction : la répression actuelle fabrique des délinquants plutôt qu’elle n’en empêche. Royal pointe du doigt la pratique du broyage des deux-roues saisis, mesure spectaculaire censée dissuader les récidives. « Vous les mettriez sur un circuit qui n’est pas utilisé… Au lieu de ça, on réprime », dénonce-t-elle avec une pointe d’amertume.

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