Face à cette découverte, Roselyne Bachelot a fait un choix radical : prendre ses distances avec l’institution religieuse. Un déchirement personnel qu’elle assume pleinement, consciente que la vérité des victimes doit primer sur toute fidélité aveugle. Son témoignage révèle les mécanismes institutionnels qui ont permis, pendant des décennies, de sacrifier l’innocence des enfants au profit d’une image préservée.
Cette lucidité brutale ouvre la voie à une question plus large : combien d’autres institutions françaises ont-elles fait de même ?

Des Chiffres Qui Glacent Le Sang
Les travaux de la Ciase ne laissent aucune place au doute. Plus de 200 000 personnes aujourd’hui majeures ont été victimes de violences sexuelles dans l’Église en France. Ce chiffre vertigineux, loin d’être une estimation hasardeuse, résulte d’une enquête rigoureuse menée par la commission indépendante. Une réalité statistique qui transforme un scandale en catastrophe nationale.
Au micro de RTL, Roselyne Bachelot a pointé du doigt le mécanisme pervers à l’origine de cette hécatombe : « Il y a une sorte de sacralisation de la fonction sacerdotale qui fait qu’on a mis en danger à la fois les ecclésiastiques chargés de l’instruction religieuse dans les établissements catholiques, mais aussi évidemment les élèves ». Cette intouchabilité supposée des prêtres a créé un terreau fertile pour les prédateurs, protégés par un statut quasi-divin.
L’ancienne ministre ne se contente pas d’aligner des chiffres. Elle démonte, pièce par pièce, le système qui a permis ces dérives. La sacralisation de la fonction religieuse a transformé des institutions censées éduquer en zones de non-droit. Des milliers d’enfants ont payé le prix de cette omerta organisée.
Mais l’Église n’est pas la seule institution française à avoir fermé les yeux sur de telles pratiques. D’autres secteurs, plus glamour en apparence, cachent eux aussi leurs secrets.

Coup De Gueule Contre Le Cinéma : « Salopard ! »
Le septième art n’échappe pas au regard acéré de Roselyne Bachelot. Le cinéma aussi n’est pas toujours rose, et l’ancienne ministre le sait parfaitement. Derrière les strass et les paillettes, ce secteur dissimule lui aussi sa part d’ombre. Longtemps, l’influence et la peur ont maintenu les victimes dans le silence. Mais les langues se délient progressivement, portées par le courage de célébrités qui refusent désormais l’omerta.
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