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10 septembre 2026
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Royaume-Uni : 25 ans sans vacances, un salarié obtient 450 000 euros pour 827 jours de congés jamais pris

En 1987, Mossadek Ageli franchit les portes de Sabtina Ltd,…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Quart De Siècle Sans Répit : L’histoire D’un Dévouement Extrême

En 1987, Mossadek Ageli franchit les portes de Sabtina Ltd, société de gestion immobilière détenue par des investisseurs libyens, en tant que directeur général adjoint avant d’évoluer vers le poste de directeur commercial. Ce qui débute comme un parcours professionnel classique bascule rapidement dans une réalité exceptionnelle : avec son assistant personnel, ils constituent l’unique effectif à temps plein de l’entreprise.

Cette configuration atypique impose une contrainte implacable. Prendre des congés signifierait paralyser l’activité. Entre 1988 et 1996, la mécanique se met en place : 200 jours de repos lui sont refusés, sacrifiés sur l’autel de la continuité opérationnelle. Les années défilent sans répit, chaque demande de vacances se heurtant aux impératifs de fonctionnement quotidien.

Le rythme s’intensifie en 1996 lorsque son droit théorique passe de 30 à 45 jours annuels. Une évolution sur le papier uniquement. « Nous devions travailler sans interruption pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise », résume la réalité de ces deux décennies. Pendant 25 ans, Mossadek Ageli enchaîne les journées sans jamais poser un seul jour de congé, cumulant silencieusement une dette invisible qui explosera bien des années plus tard.

Image d'illustration © TopTenPlay
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827 Jours Accumulés : La Mécanique D’un Système Qui S’emballe

Cette dette invisible repose sur un mécanisme administratif qui se dérègle progressivement. Initialement, Mossadek Ageli sollicite formellement une indemnisation compensatoire pour chaque période de congés non prise. Les demandes s’accumulent, les réponses tardent, puis disparaissent. « J’ai demandé à recevoir, au fur et à mesure des besoins, une indemnité compensatoire pour les congés non pris en raison de la situation de l’entreprise », déclare-t-il au tribunal.

Face au silence persistant, la procédure d’approbation se désagrège. « Après plusieurs années, il a été convenu qu’il n’était plus nécessaire d’envoyer de documents pour approbation ou refus. J’ai simplement tenu un registre de mes droits à congés », précise le gestionnaire immobilier. Un carnet personnel remplace les circuits officiels, transformant 45 jours annuels théoriques en lignes comptables jamais soldées.

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