
Tout commence le 10 décembre 2021, lorsqu’une vidéo publiée sur X par une utilisatrice se présentant comme médium, sous le pseudonyme d’Amandine Roy, affirme que Brigitte Macron serait née homme, sous le nom de son propre frère, Jean-Michel Trogneux. Une affirmation sans fondement, mais qui se propage rapidement sur les réseaux sociaux.
La journaliste Ava Djamshidi, interrogée dans le documentaire, résume l’intention derrière ces rumeurs : « On sait juste que c’est destiné à blesser et atteindre une femme dans ce qu’elle peut avoir de plus intime. C’est honteux et c’est un peu triste aussi. »
Une fake news née en décembre 2021
Le 10 décembre 2021, une vidéo publiée sur le réseau social X par une utilisatrice se présentant comme médium affirme, sans aucune preuve, que Brigitte Macron serait née homme sous le nom de son frère Jean-Michel Trogneux. Cette théorie complotiste à caractère transphobe se propage rapidement en ligne, générant une vague de harcèlement numérique contre la Première dame qui se poursuit depuis plus de quatre ans.
Jean-Michel Trogneux, un frère discret qui refuse de parler
Jean-Michel Trogneux, le vrai frère de Brigitte Macron, réside à Amiens. Bien qu’il soit indirectement au cœur de cette théorie complotiste, il n’a jamais souhaité s’exprimer publiquement sur le sujet.

La journaliste Emmanuelle Anizon, du Nouvel Obs, le décrit dans le documentaire comme un homme « d’une très très grande discrétion ». Elle note qu’il était pourtant présent à l’Élysée lors de l’investiture d’Emmanuel Macron en 2017, signe qu’il n’est pas totalement étranger à la vie publique de sa sœur.
Son silence a pu alimenter des interrogations, mais la journaliste propose une lecture simple : « On peut juste estimer que Jean-Michel Trogneux n’a pas envie de parler de ça et qu’il n’a clairement pas envie d’être sous les caméras et devant les micros. » Un choix personnel, celui de ne pas entrer dans une polémique qu’il n’a pas créée.
Un procès pour cyberharcèlement aux conséquences familiales lourdes
En octobre dernier, dix personnes ont été jugées devant le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron. Ce procès a mis en lumière l’ampleur des dommages causés par cette campagne de désinformation, qui dure depuis plus de quatre ans.

Brigitte Macron n’a pas assisté aux audiences, mais a fait lire un texte par son avocat lors de la première journée. C’est sa fille cadette, Tiphaine Auzière, avocate de profession, qui a choisi de prendre la parole à la barre pour défendre sa mère.
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