Jenny S., 35 ans, habitante d’Île-de-France, dit payer depuis des années les conséquences d’infractions routières commises avec une voiture qu’elle n’utilise plus. Selon Midi Libre, qui cite une enquête de Mediapart, le véhicule saisi en 2019 serait utilisé par des policiers, sans changement de carte grise.
En bref
- —Voiture confiée à la police en 2019
- —2 862 euros de dettes selon Mediapart
- —Plainte déposée en mai 2026
En 2019, une voiture confiée au commissariat
Selon Midi Libre, l’affaire commence en 2019, lorsque Jenny S. remet au commissariat de Bobigny la voiture que lui avait offerte son compagnon. Celui-ci était alors visé par une enquête pour des faits dont elle dit ne pas avoir eu connaissance.

D’après un document officiel consulté par Mediapart et cité par Midi Libre, le véhicule a été confié aux services de police en juin 2019. Il aurait ensuite été utilisé pour les besoins de leur travail.
Le point central du dossier tient à une formalité qui n’aurait pas été faite : le nom figurant sur la carte grise serait resté celui de Jenny S.
Des contraventions envoyées à son nom pendant sept ans
Selon Midi Libre, les policiers auraient continué à circuler avec ce véhicule depuis sept ans. Comme la carte grise n’aurait pas été modifiée, les contraventions auraient été adressées à Jenny S.

Les infractions évoquées par le journal concernent notamment des excès de vitesse et des stationnements interdits. La jeune femme se serait donc retrouvée destinataire d’amendes liées à une voiture qu’elle n’avait plus entre les mains.


