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28 juillet 2026
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Saint-Nazaire : 14 mois de harcèlement scolaire signalés avant le suicide d’une collégienne de 14 ans, l’établissement évoque un simple conflit

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Face à ces accusations, l’établissement catholique de 1.200 élèves oppose une version radicalement différente. Marie Caroline Hamon-Vinet, déléguée générale de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, refuse catégoriquement le terme de harcèlement : « C’est une qualification juridique. On avait identifié un conflit entre élèves, comme il en existe beaucoup à l’adolescence. »

Cette minimisation du vécu de l’adolescente contraste violemment avec les quatorze mois de calvaire décrits par la famille. L’institution reconnaît néanmoins avoir identifié la situation « depuis son entrée en sixième » et affirme avoir coordonné un suivi avec les partenaires de soins médicaux. Un changement de classe avait également été décidé pour tenter de protéger la jeune fille.

Mais ces mesures étaient-elles suffisantes face à une détresse aussi manifeste ? La déléguée générale assure que l’équipe faisait « tout notre possible pour accompagner cette jeune fille qui traversait une période de fragilité ». Pourtant, ce « tout notre possible » n’a pas empêché les tentatives de suicide répétées, ni l’issue tragique du 3 janvier. Le décalage entre la perception d’un simple « conflit adolescent » par l’établissement et la réalité d’un harcèlement avec incitation au suicide révèle un fossé inquiétant entre les dispositifs de prévention annoncés et leur application concrète. L’enquête judiciaire devra trancher cette opposition de versions et déterminer si les protocoles de protection ont réellement été respectés.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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Cette tragédie de Saint-Nazaire ne survient pas de manière isolée. Une semaine seulement avant le suicide de la collégienne, Camélia, 17 ans, mettait fin à ses jours en gare de Mitry-Mory en Seine-et-Marne. La lycéenne s’était allongée sur les rails du RER B à Villeparisis, percutée par un train après avoir dénoncé publiquement le harcèlement scolaire dont elle était victime.

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