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16 août 2026
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Sarkozy et sa maladie secrète : le phlegmon caché pendant treize ans

Le procès a été marqué par un bras de fer à distance avec Guéant, son ancien secrétaire général de l’Élysée, absent pour raisons de santé. Les deux hommes s’opposent sur la version d’un dîner tenu à Tripoli le 25 juillet 2007 : selon Guéant, c’est Sarkozy en personne qui l’aurait orienté vers Mouammar Kadhafi pour évoquer le cas d’Abdallah Senoussi. L’ex-président réfute catégoriquement cette version.

5 ans
C’est la peine de prison ferme prononcée contre Nicolas Sarkozy en première instance dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. En appel, le parquet général a requis sa condamnation sur l’ensemble des chefs d’accusation, y compris des chefs dont il avait été relaxé.

Un secret bien gardé : l’aveu tardif dans ses mémoires

Loin du tumulte judiciaire, c’est un épisode d’une tout autre nature qui refait surface. Dans Le Temps des Tempêtes, ses mémoires publiés en juillet 2020, Nicolas Sarkozy a pour la première fois évoqué une hospitalisation d’urgence survenue en octobre 2007, à quelques jours à peine de la finalisation de son divorce avec Cécilia Attias.

Un secret bien gardé : l'aveu tardif dans ses mémoires
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’ancien président raconte avoir ressenti ce qu’il pensait être un simple mal de gorge, contracté lors d’un match de rugby officiel auquel il avait assisté. « J’étais à mille lieues de penser que c’était grave », confiait-il dans une interview accordée à Paris Match. Il explique avoir d’abord refusé l’hospitalisation, avant de comprendre rapidement la gravité du diagnostic posé par les médecins.

Transféré en urgence au Val-de-Grâce, l’hôpital militaire parisien, il subira deux opérations nocturnes. L’épisode sera si éprouvant que, quelques jours plus tard, lors d’une visite officielle au Maroc, il devra réclamer une demi-heure de repos sur un lit prêté par le roi Mohammed VI. Pendant toute la durée de son quinquennat, cet épisode restera totalement inconnu du public.

Phlegmon amygdalien : une urgence ORL aux risques sous-estimés

Le phlegmon amygdalien — également appelé abcès péri-amygdalien — est une complication grave d’une angine bactérienne non ou insuffisamment traitée. Du pus s’accumule dans les tissus entourant une amygdale, provoquant une pression et une inflammation intenses à l’intérieur de la gorge.

Phlegmon amygdalien : une urgence ORL aux risques sous-estimés
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les symptômes sont caractéristiques et particulièrement invalidants : douleur aiguë souvent d’un seul côté, fièvre élevée, difficultés majeures à avaler, et voix altérée — communément désignée par les médecins comme une « voix de patate chaude ». Dans les cas les plus sévères, l’inflammation peut bloquer partiellement l’ouverture de la bouche, un symptôme appelé trismus.

Les spécialistes ORL classent cette pathologie parmi les urgences médicales. Sans prise en charge rapide, elle peut évoluer vers une obstruction des voies aériennes ou, dans les cas les plus graves, une septicémie. Le traitement associe une antibiothérapie par voie intraveineuse et, si l’abcès est trop volumineux, un drainage chirurgical — intervention que Nicolas Sarkozy a subie à deux reprises, en pleine nuit, au Val-de-Grâce.

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