
Le souvenir le plus profond reste celui du 11 mars 2011 : un séisme de magnitude 9,0 — le plus puissant jamais enregistré au Japon — avait déclenché un tsunami dévastateur sur cette même côte Pacifique du Tōhoku, causant la mort ou la disparition de quelque 18 500 personnes et provoquant la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les villes d’Otsuchi et Kamaishi, à nouveau sous alerte lundi, avaient été parmi les plus meurtries.
Plus récemment, le 1er janvier 2024, un séisme de magnitude 7,5 avait frappé la péninsule de Noto, faisant près de 470 morts. Le séisme du 20 avril 2026, survenu dans la même zone maritime que celui de 2011, ne pouvait que raviver ces traumatismes collectifs et rappeler la vulnérabilité structurelle de l’archipel face aux forces tectoniques.
Les premières heures suivant le séisme du 20 avril ont démontré l’efficacité des systèmes d’alerte et d’évacuation mis en place par le Japon depuis la catastrophe de 2011 : malgré la violence de la secousse et la rapidité de l’onde de tsunami, aucune victime n’a été signalée. Reste une inquiétude persistante pour les jours à venir, avec une surveillance renforcée face au risque de répliques que la JMA juge supérieur à la normale. Chaque séisme majeur au Japon est aussi un rappel de la menace qui pèse sur la fosse de Nankai — et de l’urgence, pour un pays qui tremble en permanence, de ne jamais baisser la garde.
Articles suggérés
ASPA 2026: l’allocation pour retraités atteint 1 043 € et non 1 012 €
Des millions de retraités français ignorent qu'ils ont droit à l'Allocation de solidarité aux personnes âgées, ou la réclament sur la base d'un montant…

