Noël Et Islam : Le Témoignage Personnel Qui Défie Les Interdits
Cette enfance tunisienne refait surface chaque fin d’année, lorsque resurgit sur les réseaux sociaux la sempiternelle polémique : les musulmans peuvent-ils fêter Noël ? Pour certains, la réponse est tranchée. Noël serait « haram », interdit. Souhaiter de bonnes fêtes aux amis chrétiens constituerait même une transgression religieuse. Une vision rigoriste que Sonia Mabrouk balaie d’un revers de main, armée de ses souvenirs d’enfance.
« Mon souvenir de Noël remonte à l’enfance en Tunisie, en famille, où cette fête était partagée par différentes communautés, par des gens qui avaient différentes religions, différentes cultures », confie-t-elle au micro de CNews. Loin des débats théologiques qui enflamment Twitter, la journaliste décrit une réalité vécue : celle d’une Tunisie multiculturelle où musulmans, chrétiens et juifs célébraient ensemble les fêtes de chacun.
« J’ai fêté cette célébration avec des amis chrétiens, avec des amis également juifs. C’était aussi un moment particulièrement émouvant parce que c’était une époque où nous étions tous unis, tous réunis autour de cette fête », poursuit-elle avec une nostalgie palpable. Ce témoignage personnel contraste violemment avec les postures identitaires qui saturent l’espace public français.
En évoquant cette Tunisie disparue, Sonia Mabrouk ne verse pas dans le folklore. Elle oppose un modèle concret aux crispations communautaires actuelles. Une époque où l’appartenance religieuse n’empêchait ni le partage ni la célébration commune. Un héritage méditerranéen qu’elle revendique comme boussole pour penser le vivre-ensemble en France aujourd’hui.
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