
Sa fille unique, Laura Smet, a brisé le silence en quelques mots qui ont tout dit : « J’ai perdu la moitié de mon cœur. » Une phrase qui résume, à elle seule, la nature du lien qui unissait la mère et la fille depuis la naissance de Laura en 1983.
Dans l’immédiat, la question de la succession se pose avec d’autant plus d’acuité que le nom de Laura Smet reste associé, dans l’opinion, aux batailles d’héritage. Laura est l’unique enfant de Nathalie Baye et, à ce titre, la seule héritière directe — une position radicalement différente de celle qu’elle avait connue à la mort de son père, neuf ans plus tôt.
L’affaire Hallyday, point de bascule
Mort le 9 décembre 2017, Johnny Hallyday avait rédigé son testament en Californie, en vertu d’un droit américain qui autorise le déshéritement total des enfants. Ses aînés Laura Smet et David Hallyday, écartés au profit de la veuve Laeticia et des filles cadettes, avaient engagé une procédure judiciaire en France. Un accord amiable avait finalement mis fin au conflit en juillet 2020, sans jamais effacer les cicatrices laissées par cette guerre familiale publique.
Le traumatisme Hallyday : une bataille judiciaire qui a tout changé
Johnny Hallyday est mort le 9 décembre 2017, laissant un testament rédigé en Californie selon le droit américain. Ce document excluait ses deux enfants aînés, Laura Smet et David Hallyday, pour concentrer l’héritage sur sa veuve Laeticia et leurs deux filles adoptives, Jade et Joy.

Nathalie Baye avait alors pris la plume pour défendre sa fille. Dans un texte adressé à la presse, dont Le Figaro, elle écrivait en 2018 : « Malheureusement, les aînés étaient les bêtes noires de leur belle-mère. » Une phrase d’une rare violence symbolique, formulée par une mère qui ne pouvait se résoudre au silence face à l’injustice qu’elle estimait subie.
Après deux ans de procédure judiciaire, un accord amiable a finalement été signé en juillet 2020. Laura Smet a perçu 2,5 millions d’euros au total — 1,5 million versé par Laeticia Hallyday, complétés par le million de David Hallyday, qui avait choisi de céder intégralement sa part à sa sœur.
Pour Nathalie Baye, cette épreuve avait valeur de leçon définitive. Elle avait observé, de près, ce que pouvait coûter une famille recomposée mal protégée. Elle entendait ne jamais laisser sa propre fille dans une situation comparable.
Le droit français, un rempart que le droit américain ne connaît pas
La différence fondamentale entre les deux successions tient à un principe juridique : la réserve héréditaire. En France, la loi garantit à tout enfant une fraction incompressible du patrimoine de ses parents. Déshériter son enfant est légalement impossible, contrairement à ce que permet le droit californien dont avait bénéficié Johnny Hallyday.
Articles suggérés
Retraite: comment le cumul emploi-retraite peut ajouter 400 € par mois
En reprenant une activité de consultant après sa retraite, Marc, 62 ans, a vu sa pension progresser d'environ 400 € mensuels grâce au cumul…

