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24 juin 2026

Suisse : un canard flashé à 52 km/h au même endroit, sept ans après un premier incident identique

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La Découverte Policière : Un Excès De Vitesse Pas Comme Les Autres

Ce détail troublant n’a pas mis longtemps à refaire surface. En épluchant les archives, les policiers de Köniz ont constaté qu’un colvert avait déjà été enregistré à 52 km/h sur cette même portion, le 13 avril 2018. Exactement sept ans plus tôt, jour pour jour. Même lieu, même vitesse, même volatile pressé au-dessus d’une chaussée limitée à 30 km/h.

Les services municipaux ont publié l’information sur leur page Facebook, qualifiant le canard de « récidiviste ». Le terme, employé avec un sourire, traduit surtout la stupéfaction face à une coïncidence aussi précise. Deux flashages identiques à sept années d’intervalle, sans la moindre variation de date ni de vitesse, relèvent d’une probabilité statistique proche du miracle.

Face à un enchaînement aussi improbable, les soupçons n’ont pas tardé : canular, trucage, voire génération par intelligence artificielle. Mais la police a rapidement écarté toute manipulation. Les radars automatiques sont étalonnés et testés chaque année par l’Institut fédéral suisse de métrologie. Les photographies, une fois enregistrées, sont scellées dans la procédure. Impossible d’en modifier le contenu, impossible de les falsifier. Le système ne ment pas, même quand la réalité défie toute logique.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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Une Coïncidence Troublante : Le Même Scénario Sept Ans Plus Tôt, Jour Pour Jour

L’authenticité du cliché ne fait donc aucun doute. Reste à expliquer pourquoi un canard franchit systématiquement cette portion de route à 52 km/h précisément le 13 avril. Les ornithologues interrogés par les médias suisses avancent plusieurs hypothèses. Le colvert, capable d’atteindre 70 km/h en vol, ne force visiblement pas son allure à Köniz. Cette vitesse correspondrait à un déplacement migratoire classique, ni sprint ni promenade.

La date pourrait elle aussi s’expliquer par le calendrier naturel. Mi-avril marque une période charnière pour les anatidés : certains rejoignent leurs zones de nidification, d’autres circulent entre plans d’eau pour s’alimenter. La trajectoire empruntée au-dessus de cette route à 30 km/h suivrait alors un corridor de vol régulier, emprunté chaque printemps depuis des années.

Quant au radar, il continue d’appliquer son programme sans distinction. Voiture, vélo, oiseau : tout objet dépassant la limite légale déclenche le flash. À Köniz, cette neutralité mécanique a produit deux clichés identiques à sept ans d’intervalle. Une simple routine technique transformée, par hasard, en curiosité statistique digne des bulletins scientifiques sur les comportements migratoires.

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