Les pompiers de Taiarapu-Ouest et l’équipe médicale de l’hôpital de Taravao interviennent rapidement. Mais à leur arrivée, le petit garçon est en arrêt cardio-respiratoire. Toutes les tentatives de réanimation resteront vaines. Le décès est constaté sur place.
« C’était vraiment atroce » : des blessures sur tout le corps
Ce sont les blessures observées sur le corps du petit garçon qui orientent d’emblée les enquêteurs vers la piste d’une attaque animale. L’enfant présente des morsures multiples et profondes sur l’ensemble du corps.

Faana Taputu, maire de Taiarapu-Ouest, a été l’un des premiers à constater la scène. Il en témoigne avec une émotion visible : « Il était mordu au visage, aux deux oreilles, au cou, de partout. C’était vraiment atroce, je n’avais jamais vu ça. »
La procureure de la République, Solène Belaouar, s’est montrée prudente dans ses déclarations publiques : « L’enfant de 2 ans, bientôt 3, est décédé avec une très forte suspicion que ce soit à cause de morsures de chien, mais en l’absence de témoins directs, nous n’avons pas encore de certitude absolue. » Une autopsie a été ordonnée pour établir avec précision les causes exactes du décès.
L’enquête ouverte face à une question centrale : quel chien ?
Une zone d’ombre demeure au cœur de cette affaire. Les premières constatations indiquent que le chien de la nourrice était attaché au moment du drame. Cette information soulève aussitôt une autre hypothèse : un animal extérieur aurait-il pu pénétrer dans la propriété ? Cette piste est sérieusement envisagée par les enquêteurs.

Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte par le parquet. Les autorités cherchent à reconstituer précisément la chronologie des événements : comment un tout-petit de 2 ans a-t-il pu se retrouver seul, sans surveillance, dans un espace accessible à un animal potentiellement dangereux ?
La question de la responsabilité de la nourrice est au cœur de l’investigation. L’obligation de surveillance qui incombe à toute personne assurant la garde d’un enfant sera examinée. Plusieurs points de fragilité dans la chaîne de responsabilité pourraient être soulevés devant la justice.
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