
L’animateur a ensuite organisé un tour de table pour demander à chacun des chroniqueurs s’ils étaient prêts à lui accorder leur pardon. La majorité a répondu par l’affirmative, marquant leur volonté de tourner la page.
Deux voix ont cependant refusé de suivre ce mouvement : Polska et Michel Mary. Ce dernier, journaliste et présentateur d’Enquêtes criminelles, a ensuite développé son raisonnement avec une franchise qui a tranché avec l’ambiance générale de réconciliation.
« L’élégance n’est pas héréditaire » : Michel Mary sans concession
Pour Michel Mary, l’heure n’était pas au pardon mais à l’analyse. Le journaliste a d’abord refusé d’interpréter le retour de Stéphane Tapie sur le plateau comme un acte courageux : « Vous lui trouvez du courage d’être venu ce soir. Moi, j’aurais préféré qu’il ait le courage de ne pas faire ce qu’il a fait ce soir-là. Je considère que ce geste est un geste lâche. »

Michel Mary a insisté sur le caractère particulièrement lâche de l’agression : Stéphane Tapie s’en est pris à un homme plus petit, sur son lieu de travail, alors que celui-ci était simplement en train d’exercer son métier. « Il n’a pas pris le plus grand, il n’a pas pris le plus fort. Son seul tort, c’est d’avoir dit des choses qui n’ont peut-être pas plu à ce monsieur », a-t-il souligné.
Le journaliste a également pointé un paradoxe : Stéphane Tapie, issu d’un milieu éduqué et disposant des mots pour s’exprimer, avait pourtant choisi la violence. « La violence, c’est quand on ne trouve plus les mots. Les mots, il les connaît, il n’est pas issu d’un milieu défavorisé », a-t-il développé, avant de conclure par une formule cinglante : « L’élégance n’est, a priori, pas héréditaire. »
Des excuses dictées par un avocat ? Les doutes persistent
Au-delà du refus de pardonner, Michel Mary a interrogé les motivations réelles derrière ces excuses. Il a rappelé que, le lendemain de l’agression — alors que Stéphane Tapie n’était plus sous le coup de la colère —, ce dernier avait tenu des propos sans équivoque : « Il a dit : ‘Il a touché à la famille et si c’était à refaire, je le referais.’ Donc ce n’est plus de l’impulsivité, c’est le lendemain. »
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