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18 septembre 2026
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Tapie s’excuse sur W9, Michel Mary ne croit pas à sa sincérité

Le journaliste a également pointé un paradoxe : Stéphane Tapie, issu d’un milieu éduqué et disposant des mots pour s’exprimer, avait pourtant choisi la violence. « La violence, c’est quand on ne trouve plus les mots. Les mots, il les connaît, il n’est pas issu d’un milieu défavorisé », a-t-il développé, avant de conclure par une formule cinglante : « L’élégance n’est, a priori, pas héréditaire. »

Des excuses dictées par un avocat ? Les doutes persistent

Au-delà du refus de pardonner, Michel Mary a interrogé les motivations réelles derrière ces excuses. Il a rappelé que, le lendemain de l’agression — alors que Stéphane Tapie n’était plus sous le coup de la colère —, ce dernier avait tenu des propos sans équivoque : « Il a dit : ‘Il a touché à la famille et si c’était à refaire, je le referais.’ Donc ce n’est plus de l’impulsivité, c’est le lendemain. »

Des excuses dictées par un avocat ? Les doutes persistent
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Michel Mary a alors formulé une hypothèse, qu’il a lui-même présentée avec prudence : « Aujourd’hui il s’excuse pour d’autres raisons. En perspective d’un éventuel procès, peut-être que son avocat lui a dit d’essayer d’arrondir un peu les angles. Enfin c’est une hypothèse, je n’en sais rien, je ne suis pas Madame Soleil. » Cette perspective judiciaire confère une tout autre dimension aux excuses publiques prononcées sur le plateau.

Sa conclusion a été sans appel : « Non, moi je ne pardonne pas. La violence, je ne la pardonne pas. » Une position ferme qui tranche avec l’atmosphère de réconciliation qui régnait sur le reste du plateau, et qui rappelle qu’au-delà de la télévision, l’affaire pourrait trouver son épilogue devant les tribunaux.

L’affaire Tapie-Lecœuvre illustre les limites du pardon télévisuel face à des actes dont la justice pourrait être saisie. En refusant de se laisser emporter par l’atmosphère de réconciliation ambiante, Michel Mary a rappelé qu’une excuses publique ne saurait effacer un geste de violence ni neutraliser ses conséquences légales potentielles. Si Stéphane Tapie a pu regagner le plateau de W9, la question de ses responsabilités devant un tribunal reste, elle, entièrement posée.

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