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25 août 2026
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Tuée pendant son appel au 17: un suspect se rend au commissariat

Ce que l’enquête doit encore établir

La présentation spontanée d’un suspect au commissariat ne dispense pas les enquêteurs de vérifier ses déclarations et de réunir des preuves indépendantes. Les expertises médico-légales et balistiques, l’exploitation des appels d’urgence et les auditions doivent permettre au parquet de déterminer la qualification pénale et les suites judiciaires appropriées.

107 femmes tuées par un conjoint ou ex-conjoint en 2024

Les dernières données nationales disponibles donnent la mesure des violences mortelles au sein du couple. Selon le ministère de l’Intérieur, 138 morts violentes ont été recensées dans ce cadre en 2024, contre 119 en 2023. Parmi les victimes de 2024, 107 étaient des femmes tuées par leur conjoint ou leur ancien conjoint, soit onze de plus qu’en 2023.

Femme reçue dans un service d’aide aux victimes
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les violences signalées sont beaucoup plus nombreuses. En 2024, la police et la gendarmerie ont enregistré 272 400 victimes de violences commises par un partenaire ou un ex-partenaire, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure. Les femmes représentaient 84 % des victimes et les hommes 85 % des personnes mises en cause dans ces procédures.

Pour une situation qui n’est pas immédiatement urgente, le 3919 assure une écoute, une information et une orientation vers les structures locales d’aide aux victimes. Le site gouvernemental précise que ce service anonyme et gratuit ne remplace pas le 17. Les victimes peuvent aussi être orientées vers une association, un professionnel de santé, un travailleur social ou un avocat.

107
C’est le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, selon le ministère de l’Intérieur.

Aucune nouvelle échéance judiciaire ni décision du parquet n’avait été annoncée dans les informations consultées. Les prochaines suites dépendront de l’issue de la garde à vue et des premiers résultats des expertises. Restent notamment à déterminer la provenance de l’arme, la chronologie précise des tirs, l’existence éventuelle de faits antérieurs entre les anciens partenaires et la portée des antécédents judiciaires mentionnés. Le parquet devra ensuite indiquer si une information judiciaire est ouverte et sous quelle qualification.

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