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19 août 2026
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Un bain de bouche pour détecter un cancer de l’estomac des années avant

Parmi les signes cliniques connus figurent des douleurs abdominales dans la partie supérieure du ventre, une perte de poids inexpliquée, une perte d’appétit accompagnée d’une aversion pour la viande, des nausées, des vomissements parfois teintés de sang, une fatigue liée à une anémie, ou encore la présence de sang dans les selles.

Pourquoi le dépistage précoce est crucial

Le cancer de l’estomac est redoutable car il progresse souvent sans symptômes évidents à ses débuts, conduisant à des diagnostics tardifs. Les traitements sont bien plus efficaces lorsque la maladie est détectée à un stade précoce ou précancéreux. Jusqu’ici, l’endoscopie digestive restait l’examen de référence, mais elle est invasive et peu adaptée à un dépistage de masse.

Un bain de bouche comme outil de détection précoce

C’est à partir d’un protocole simple, dit « swish and spit », que les chercheurs ont fait leur découverte. Ce bain de bouche médical permet de collecter des échantillons bactériens présents dans la cavité buccale, sans procédure invasive.

Un bain de bouche comme outil de détection précoce
Image d’illustration © Toptenplay

L’analyse de ces échantillons a révélé des changements significatifs dans le microbiome buccal — c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes présents dans la bouche — chez les personnes qui allaient développer un cancer de l’estomac.

Selon le docteur Shruthi Reddy Perati, auteur de l’étude et résident en chirurgie générale à Rutgers : « Savoir quelles sont les bactéries présentes dans la bouche nous renseigne sur l’environnement de l’estomac. » Il a qualifié cette découverte d’« énorme », estimant qu’elle pourrait conduire à de nouveaux tests et modifier les pratiques médicales.

Une étude menée sur 98 patients, des résultats frappants

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe scientifique a analysé des échantillons bactériens buccaux prélevés sur 98 patients devant subir une endoscopie digestive. L’échantillon se composait de 38 sujets sains, 30 patients atteints d’un cancer de l’estomac et 30 personnes souffrant d’affections précancéreuses telles qu’une inflammation ou un amincissement de la paroi gastrique.

Une étude menée sur 98 patients, des résultats frappants
Image d’illustration © Toptenplay

Les médecins ont constaté des différences importantes entre le microbiome buccal du groupe sain et celui des groupes cancéreux et précancéreux. Fait notable : les différences entre les patients précancéreux et les patients cancéreux étaient très faibles, ce qui indique que les changements bactériens interviennent dès le stade précancéreux.

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