
Dès le lendemain matin, la municipalité prend des mesures d’urgence. Collège, écoles, crèches, parcs, terrains de sport, cimetières et bâtiments municipaux sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Les habitants reçoivent des messages via les panneaux lumineux communaux et les réseaux sociaux : éviter les hautes herbes, appeler le 18 en cas d’observation — et surtout ne jamais s’approcher de l’animal.
Le maire active le Plan Communal de Sauvegarde pour coordonner l’ensemble des opérations. Il reconnaît ne pas disposer de « preuve tangible » de la présence continue du reptile sur le territoire, mais assume une posture de précaution maximale face à la dangerosité potentielle de l’espèce.
Drones, pièges thermiques et spécialistes mobilisés pour la traque
Les recherches débutent dès le mardi soir dans le secteur de la Grande-Rivière, zone de friches où le cobra a été aperçu pour la dernière fois. Des équipes de sapeurs-pompiers spécialisés, appuyées par des gendarmes, ratissent méthodiquement la végétation dense. Un drone est déployé en renfort, et plusieurs pièges thermiques sont installés aux abords du périmètre.

L’association SOS Reptiles, basée au zoo du Lunaret à Montpellier, rejoint le dispositif. Son responsable, Dorian Blayac, doit se rendre sur place pour participer aux recherches aux côtés des autorités. Sa priorité est double : mettre l’animal hors d’état de nuire, mais aussi le sauver. « L’idée, c’est d’essayer d’agir vite pour l’animal car les températures sont quand même encore assez basses », explique-t-il. « Il y a donc un risque qu’il ne survive pas. »
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