Face à l’urgence sanitaire, les instances de santé, en lien notamment avec l’Institut Pasteur, engagent une réflexion sur une campagne de vaccination à grande échelle. Plusieurs laboratoires pharmaceutiques — Pfizer, AstraZeneca, Moderna, Johnson & Johnson — conçoivent et proposent leurs vaccins en un temps record, soulevant de nombreuses interrogations dans la population.
Comment les vaccins ont-ils été développés ?
Face à l’urgence de la pandémie de Covid-19, plusieurs laboratoires pharmaceutiques — dont Pfizer, Moderna et AstraZeneca — ont mis au point leurs vaccins en un temps record. Ces sérums ont été administrés à des centaines de millions de personnes dans le monde dès fin 2020. Avec le recul accumulé depuis, la communauté scientifique est désormais en mesure d’identifier plus précisément leurs effets indésirables.
Une étude mondiale d’une ampleur inédite
Pour mieux comprendre les effets des vaccins anti-Covid, le Global Vaccine Data Network a conduit une étude d’envergure exceptionnelle, portant sur plus de 99 millions de personnes. Huit pays ont participé à ce projet : l’Argentine, l’Australie, le Canada, la France, le Danemark, la Finlande, la Nouvelle-Zélande et l’Écosse.

Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Vaccine. Les chercheurs précisent que « la plupart des vaccinés avaient entre 20 et 59 ans » et que « le plus grand nombre de doses a été administré en France ». Les vaccins analysés provenaient des laboratoires Pfizer, Moderna et AstraZeneca.
L’ampleur de l’échantillon confère à cette étude une valeur scientifique significative. Ses conclusions n’ont toutefois pas rassuré les professionnels de santé, ni les patients concernés par d’éventuels effets secondaires.
Les effets indésirables identifiés par les chercheurs
L’étude confirme plusieurs effets indésirables déjà signalés par des spécialistes : hypertension artérielle, myocardite, péricardite, réactions allergiques et saignements menstruels importants figurent parmi les cas documentés.

Plus spécifiquement, les chercheurs ont observé une augmentation du nombre de syndromes de Guillain-Barré ainsi que de thromboses veineuses cérébrales après l’injection de la première dose du vaccin AstraZeneca. Le syndrome de Guillain-Barré se caractérise principalement par une faiblesse musculaire progressive, tandis que la thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot sanguin dans une veine, entravant la circulation sanguine.
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