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10 septembre 2026
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Viol d’un bébé de 22 mois filmé pendant cinq heures : 18 ans de prison pour l’accusé aux lourds antécédents

Cette dangerosité structurelle explique le refus obstiné de l’accusé, durant l’enquête, de livrer la moindre information permettant d’identifier la fillette. Un silence qui n’est ni oubli ni confusion liée à la toxicomanie invoquée par la défense, mais stratégie délibérée. Face à ce profil récidiviste documenté, la cour devra nécessairement « prononcer une peine stricte », annonce le ministère public. Le trentenaire n’en est manifestement pas à son premier passage à l’acte sur des victimes vulnérables.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Les Réquisitions Et Plaidoiries

Face à ce dossier accablant, l’avocate générale Charlotte Cerda réclame la peine maximale : 20 ans de réclusion criminelle. Elle y ajoute une rétention de sûreté nécessitant une évaluation judiciaire avant toute libération effective, un suivi socio-judiciaire de 20 ans assorti d’une peine de sept ans en cas de manquement, et une interdiction définitive de contact avec les mineurs.

« Avoir une relation sexuelle avec un bébé, cela me paraît déconnecté de la réalité », déclare la magistrate du parquet. Elle s’inquiète particulièrement du fait que le trentenaire ait enregistré et conservé les vidéos du viol, qualifiant ces actes d’« atrocité difficilement nommable ».

Du côté de la partie civile, Me Bargeton-Dyens alerte sur les conséquences irréversibles pour la fillette. Malgré son très jeune âge, « le cerveau de l’enfant a pu enregistrer le traumatisme subi face à un stress intense », explique l’avocate de l’Agavip. Elle évoque un « traumatisme suprême » aux marques psychologiques et psychiatriques potentiellement indélébiles.

La défense, représentée par Me Mathieu Monfort, tente une distinction fragile entre les faits et l’homme, invoquant une forte toxicomanie. « Il demande pardon mais il sait que l’on ne le pardonnera pas », plaide l’avocat, réclamant une peine permettant la réinsertion. Dernier mot de l’accusé avant le délibéré : « C’est une chose qui ne se reproduira plus, ça fait trop de mal aux gens ». Une promesse qui pèse peu face au dossier.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le Verdict Et Les Mesures De Sûreté

Après délibération, la cour criminelle prononce 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Sofian C., reconnu coupable de viol sur mineur. La peine, inférieure de deux ans aux réquisitions, s’accompagne d’un arsenal juridique conçu pour neutraliser durablement sa dangerosité.

La cour impose une peine de sûreté des deux tiers : 12 ans incompressibles avant toute possibilité de libération conditionnelle. Cette mesure garantit qu’aucun aménagement de peine ne pourra intervenir durant cette période, quels que soient les comportements observés en détention.

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