L’accusé comparaît donc pour viol sur mineure de moins de 15 ans et détention d’images pédopornographiques. Les vidéos du viol, conservées, constituent une preuve accablante de ce que l’avocate générale qualifiera d’« atrocité difficilement nommable ». Au-delà des faits eux-mêmes, c’est toute une trajectoire criminelle qui s’expose devant la justice.

Le Profil Criminel De L’Accusé
Cette séquence d’horreur n’intervient pas dans un vide judiciaire. Sofian C., 37 ans, traîne derrière lui un passé délinquant lourd. Déjà condamné à dix ans de prison ferme pour proxénétisme sur mineures, il cumule des antécédents de violences conjugales. Au moment des faits en 2021, il se trouvait sous sursis probatoire, preuve que le système pénal l’avait déjà identifié comme dangereux.
L’avocate générale dresse un portrait sans concession : « grande instabilité familiale », parcours professionnel quasi inexistant dans la légalité, et surtout « une problématique en lien avec les mineurs » clairement établie. L’expertise psychiatrique confirme ce que les éléments du dossier laissaient présager : un « risque de récidive élevé ». La magistrate du parquet ne mâche pas ses mots : « Tous les voyants sont au rouge ».
Cette dangerosité structurelle explique le refus obstiné de l’accusé, durant l’enquête, de livrer la moindre information permettant d’identifier la fillette. Un silence qui n’est ni oubli ni confusion liée à la toxicomanie invoquée par la défense, mais stratégie délibérée. Face à ce profil récidiviste documenté, la cour devra nécessairement « prononcer une peine stricte », annonce le ministère public. Le trentenaire n’en est manifestement pas à son premier passage à l’acte sur des victimes vulnérables.

Articles suggérés
À 96 ans, menacée d’expulsion pour ses soirées arrosées
Lillian Droniak, influenceuse américaine de 96 ans connue sous le nom de Grandma Droniak, affirme avoir été menacée d’expulsion par sa maison de retraite…

