Les résultats d’imagerie vont dans le même sens, mais sur un sous-groupe encore plus réduit. Selon The Guardian, parmi 11 patients à forte dose dont les tumeurs étaient mesurables, cinq ont présenté une réduction tumorale ; dans un cas, 14 lésions hépatiques cancéreuses auraient complètement disparu après six cycles de traitement.
Le professeur Johann de Bono, qui a dirigé les travaux cités par The Guardian, a déclaré : « It is remarkable to see these early signs of profound anticancer activity in heavily pretreated mCPRC (metastatic castration-resistant prostate cancer) patients ». Il a aussi affirmé : « We believe that such treatments may in the long term lead to cures ».
Pourquoi le PSA compte
Le PSA est un marqueur sanguin utilisé dans le suivi du cancer de la prostate. Une baisse du PSA peut signaler une réponse au traitement, mais elle ne suffit pas à elle seule à prouver un bénéfice clinique durable comme une survie prolongée ou une meilleure qualité de vie.
Un activateur de lymphocytes T conçu pour agir dans la tumeur
Selon Science et Vie, les activateurs de lymphocytes T rapprochent physiquement certaines cellules immunitaires, les lymphocytes T, des cellules cancéreuses. Le médicament se fixe à des molécules présentes à la surface des deux types de cellules, afin de pousser les lymphocytes T à attaquer la tumeur.

Ce mécanisme appartient à la grande famille de l’immunothérapie, qui cherche à utiliser le système immunitaire du patient contre la maladie. Science et Vie rappelle que plusieurs immunothérapies ont donné des résultats importants dans certains cancers, mais que le cancer de la prostate reste plus difficile à traiter par cette approche.
La particularité du VIR-5500 tient à son caractère « masqué ». D’après The Guardian, Johann de Bono a expliqué que le traitement était conçu pour ne devenir actif qu’à l’intérieur de la tumeur, ce qui pourrait limiter les effets secondaires et permettre au médicament de rester plus longtemps dans le sang.
Science et Vie indique qu’il existe désormais plus de 200 activateurs de lymphocytes T différents, dont beaucoup sont évalués dans des essais cliniques. Les indications étudiées ne se limitent pas au cancer de la prostate : l’article mentionne aussi des pistes dans le myélome multiple, la leucémie, le cancer du poumon et certaines infections virales comme l’hépatite B.

