
D’après le même média, il qualifiait en 2010 le voile de « signe de soumission patriarcale ». Quelques années plus tard, toujours selon NextPlz, il estimait encore que le porter revenait à « s’infliger un stigmate ».
NextPlz cite aussi une déclaration de la campagne présidentielle de 2017 : « Je ne vois pas où Dieu s’intéresserait à un chiffon sur la tête. » Ces rappels donnent la mesure du contraste avec ses propos récents.
Dans ses déclarations actuelles, Jean-Luc Mélenchon défend une lecture centrée sur les libertés publiques et la place des signes religieux dans l’espace public. Selon lui, la neutralité attendue de l’État ne signifie pas que les passants doivent effacer toute expression religieuse.
Des femmes voilées lui auraient fait changer d’analyse
Jean-Luc Mélenchon explique ce changement par des discussions avec des femmes musulmanes portant le voile, selon NextPlz. Il présente ces échanges comme déterminants dans sa manière de comprendre le sens que certaines femmes donnent à ce vêtement.

Le dirigeant insoumis déclare : « Dans l’islam, j’ai posé la question à des copines qui étaient voilées. » Il rapporte ensuite leur réponse : « Toutes me disent ‘mais tu as rien compris, je ne me soumets pas à l’homme, je me soumets à Dieu et j’attends de mon homme qu’il se soumette aux consignes que Dieu lui a données me concernant, de respect de ceci, de cela’. »
Jean-Luc Mélenchon avance aussi une distinction avec certains textes chrétiens. Il affirme : « Le seul texte qu’on ait sur le voile en tant que soumission de la femme à l’homme, il est chrétien, c’est Saint Paul qui le tient et qui oblige les femmes à se couvrir pour se soumettre à l’homme. »
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