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17 août 2026
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Yannick Noah accusé d’esclavage par la nourrice de son fils

La collaboration s’achève à l’automne 2004, à la suite d’un différend avec Isabelle Camus. Rabra Bendjebbour est congédiée dans des conditions qu’elle estime injustifiées. Pendant plusieurs années, elle ne donne pas suite à cet épisode, sans chercher à en connaître les implications juridiques.

950 €
C’est la rémunération mensuelle perçue par l’ex-nourrice pour une garde assurée nuit et jour, sept jours sur sept, pendant trois mois de tournée et de vacances, sans repos hebdomadaire ni heures supplémentaires déclarées.

Sept ans plus tard, la prise de conscience

C’est en 2011 que la situation bascule. À l’occasion de l’ouverture du restaurant de sa sœur, Rabra Bendjebbour est amenée à discuter de sa propre situation professionnelle passée avec un comptable. Ce dernier lui révèle qu’au regard du droit du travail français, elle a été largement sous-rémunérée compte tenu du volume horaire réellement assuré en 2004.

Sept ans plus tard, la prise de conscience
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Forte de cette prise de conscience, elle décide de saisir la justice. Elle dépose une plainte pour esclavage et abus de confiance devant le conseil de prud’hommes de Bobigny, et précise ne pas exclure de porter l’affaire devant une juridiction pénale si la voie civile ne lui donnait pas satisfaction.

Entre les faits et la saisine judiciaire, près de huit ans se sont écoulés. Un délai que l’accusatrice explique par sa méconnaissance initiale des dispositions légales applicables à sa situation, et que la défense du couple Noah-Camus ne manquera pas d’invoquer pour contester la crédibilité de la démarche.

Le droit des employés de maison

En France, les employés de maison sont régis par une convention collective spécifique qui encadre leur rémunération minimale, leurs horaires de travail et leur droit au repos. Les gardes nocturnes et les heures supplémentaires doivent être compensées selon des barèmes précis. Dans les années 2000, ces dispositions restaient encore peu connues d’une partie des employeurs comme des salariés eux-mêmes.

La contre-attaque du couple Noah-Camus

Accusés publiquement, Yannick Noah et Isabelle Camus ont rapidement réagi par la voix de leurs avocats, Mes William Bourdon et Jean Enocchi. Dans un communiqué, ces derniers ont fustigé « l’acharnement invraisemblable » dont feraient l’objet leurs clients de la part d’une ancienne salariée réclamant, selon eux, « huit ans après, des heures supplémentaires qu’elle n’a jamais effectuées ».

La contre-attaque du couple Noah-Camus
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La version défendue par le couple est radicalement opposée à celle de l’accusatrice. Selon leurs conseils, Rabra Bendjebbour n’aurait travaillé que quelques mois durant l’été 2004, dans le cadre de courtes absences professionnelles d’Isabelle Camus. Les accusations sont qualifiées d’« accusations particulièrement malveillantes et totalement mensongères ».

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