19 mai 2026
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Yannick Noah et les impôts : la phrase de 2013 qui ressurgit

La formule attribuée à Yannick Noah revient dans l’actualité people, mais elle ne correspond pas à une déclaration récente. Elle remonte à une interview accordée à RTL en 2013, au moment où l’ancien tennisman réaffirmait son soutien à François Hollande et répondait aux critiques sur sa fiscalité. Le sujet ressurgit aujourd’hui alors que l’artiste partage une partie de sa vie entre la France et le Cameroun.

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En bref

  • La citation date de 2013.
  • Noah soutenait François Hollande.
  • L’épisode suisse reste sensible.

Une sortie fiscale remise en contexte

La séquence mise en avant ne vient pas d’une prise de parole de 2026. Elle renvoie à une interview donnée à RTL en avril 2013, alors que Yannick Noah venait promouvoir le concert des Enfants de la Terre, organisé au Zénith de Paris.

Une sortie fiscale remise en contexte
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ce contexte est essentiel pour comprendre la portée de ses propos. L’ancien vainqueur de Roland-Garros ne faisait pas alors une annonce sur sa situation personnelle actuelle, mais répondait à des questions sur son rapport à l’impôt, dans une période où sa parole politique était particulièrement observée.

La réapparition de cette phrase montre surtout la persistance d’un sujet sensible : chez Yannick Noah, les questions fiscales ont souvent été liées à son engagement public, à son image de personnalité de gauche et à son ancienne installation en Suisse.

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Un soutien à Hollande en pleine crise

En 2013, François Hollande est président depuis moins d’un an. Le pays traverse alors une période de chômage élevé, de défiance envers les responsables politiques et de tensions économiques fortes.

Un soutien à Hollande en pleine crise
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans cette atmosphère, Yannick Noah ne se désolidarise pas du chef de l’État qu’il avait soutenu pendant la campagne présidentielle de 2012. Il reconnaît que la situation est difficile, mais défend l’idée d’un effort collectif.

Sa position s’inscrit dans une fidélité politique ancienne. L’artiste assume son ancrage à gauche et présente la contribution des plus favorisés comme une forme d’exemplarité en période de crise.

Le contribuable privilégié face à la solidarité

La phrase qui a marqué cette interview porte sur le paiement de ses impôts en France. Interrogé directement, Yannick Noah répondait : « Oui, ça fait mal, mais je les paye, et je suis assez fier de ça. »

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Le contribuable privilégié face à la solidarité
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette formule tient ensemble deux idées. D’un côté, l’artiste reconnaît le poids concret de la fiscalité, notamment pour les hauts revenus. De l’autre, il affirme qu’il considère normal de contribuer en France.

À l’époque, le débat public est traversé par la question d’une taxation renforcée des très hauts revenus. Yannick Noah ne présente pas cette fiscalité comme agréable, mais comme un effort à assumer dans un moment de tension économique.

Ses propos ont aussi une portée défensive. Ils répondent aux critiques récurrentes qui lui reprochaient son passé fiscal et mettaient en doute la cohérence entre ses prises de position politiques et sa situation personnelle.

Le débat fiscal de 2013

Au moment de l’interview, la France débat d’une contribution renforcée sur les très hauts revenus, associée au seuil d’un million d’euros. Dans ce climat, les prises de position de personnalités engagées à gauche sont particulièrement scrutées.

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