
L’élimination face à l’Espagne en demi-finale n’a pas modifié le calendrier prévu, mais elle a renforcé l’impatience autour de la succession. Après deux décennies de domination mondiale en tant que joueur puis entraîneur, Deschamps laisse derrière lui un bilan exceptionnel: un titre de champion du monde en 2018 et une finale en 2022.
Sur la question de la transmission, l’intéressé a pris soin de ne pas s’immiscer dans le choix de son successeur. «La transmission est importante (…) Il faudrait que mon successeur me le demande, déjà. Ce n’est pas à moi de faire la démarche. Je reste à ma place», a-t-il déclaré. Une posture qui confirme que le dossier est entièrement entre les mains de la Fédération.
Diallo confirme en coulisses: la décision est déjà prise
Le président de la FFF, Philippe Diallo, a levé une partie du voile sans prononcer le nom de Zinédine Zidane. Il a indiqué travailler depuis longtemps sur l’après-Deschamps et connaître l’identité du prochain sélectionneur, souhaitant que la succession soit prête «à l’issue du dernier match des Bleus».

«Je ne me prononcerai plus sur ce sujet jusqu’à la fin de la Coupe du monde», a-t-il prévenu sur RTL. Le dirigeant a insisté sur sa volonté de ne pas «accélérer» le processus, pour respecter jusqu’au bout le mandat de Didier Deschamps tout en sécurisant la transition en interne.
Ces déclarations, combinées aux signaux venus de plusieurs médias sportifs faisant état de discussions avancées sur la composition du futur staff — adjoints, entraîneur des gardiens — dessinent le portrait d’un dossier bouclé dans les grandes lignes. Il ne manquerait, selon ces sources, que l’annonce officielle.
Un poste vacant pour la première fois depuis 2012
Didier Deschamps a pris les rênes de l’équipe de France en juillet 2012, après l’Euro raté par Laurent Blanc. En quatorze ans, il a conduit les Bleus au titre mondial en 2018 et en finale en 2022. Son départ, programmé de longue date, ouvre pour la première fois depuis plus d’une décennie la question de la direction sportive du football français au plus haut niveau.
Zidane, successeur naturel attendu par une génération entière de supporters
Depuis des années, Zinédine Zidane est présenté comme le successeur naturel et incontournable de Didier Deschamps à la tête des Bleus. Son aura de champion du monde 1998 en tant que joueur, doublée de trois Ligues des champions consécutives remportées avec le Real Madrid comme entraîneur, en fait un profil sans équivalent dans le football français.

L’échec en demi-finale contre l’Espagne n’a fait qu’amplifier l’attente autour de ce passage de témoin symbolique. Pour une large partie des supporters, son arrivée sur le banc tricolore représente un aboutissement logique, presque une évidence sportive et émotionnelle.
Articles suggérés
Le plan à 120 milliards d’Éric Ciotti: ce qui disparaîtrait
Fin août 2026, Éric Ciotti va mettre fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires à Nice, privant quelque 22 000 élèves du primaire…

