
Sur place, les policiers ont dénombré 56 restes humains : 50 nourrissons ainsi que six adultes — quatre hommes et deux femmes. Les conditions exactes dans lesquelles les corps ont été découverts n’ont pas été précisées par les autorités.
Des techniciens de la police scientifique ont été aussitôt dépêchés pour sécuriser et examiner le site. Dès ce premier stade, la nature de la découverte a conduit les enquêteurs à émettre une hypothèse centrale : il pourrait s’agir d’un cas d’élimination illégale de cadavres non réclamés.
Des indices troublants : étiquettes de morgue et traces d’autopsie
Parmi les éléments qui ont orienté rapidement l’enquête, la présence d’étiquettes d’identification sur plusieurs corps adultes a retenu l’attention des enquêteurs. Ces étiquettes sont semblables à celles utilisées dans les environnements mortuaires et hospitaliers, suggérant que les défunts provenaient d’un établissement officiel avant d’être abandonnés dans ce cimetière.

Au moins deux des adultes — un homme et une femme — présentaient par ailleurs des traces d’autopsie, indiquant qu’ils avaient fait l’objet d’un examen post-mortem dans un cadre médical. Ces éléments renforcent l’hypothèse d’une chaîne de prise en charge des corps qui aurait dévié de son cadre légal.
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