Finistère : Une fillette de 2 ans placée par l’Aide sociale à l’enfance vivait attachée dans son lit, pieds et poings liés, chez son assistante familiale à Lannilis. Les gendarmes ont découvert un quotidien fait d’isolement et de maltraitances. Le tribunal de Brest vient de prononcer une sanction définitive contre cette professionnelle agréée depuis neuf ans.

Lorsque les gendarmes franchissent le seuil du domicile de Lannilis,…

L’Intervention Des Gendarmes Et La Découverte Du Calvaire
Lorsque les gendarmes franchissent le seuil du domicile de Lannilis, dans le Finistère, la scène qui s’offre à eux glace le sang. Une fillette de 2 ans, placée par l’Aide sociale à l’enfance, gît attachée pieds et poings liés à son lit. Pas de matelas, juste un sommier nu. Ce n’est pas un accident, ni une mesure exceptionnelle : cette enfant subissait quotidiennement ce traitement inhumain.
Les enquêteurs reconstituent rapidement le calvaire. Dans la journée, la petite était régulièrement ligotée sur ce lit sans matelas. Quand ses pleurs devenaient trop insistants, l’assistante familiale la sortait sur le balcon, seule, pour obtenir le silence. Parfois, elle préférait lui jeter des verres d’eau au visage. Des méthodes qui transformaient cette maison d’accueil censée protéger l’enfant en chambre de torture.
C’est la propre fille de l’assistante familiale qui brise l’omerta. Son signalement permet aux autorités d’intervenir avant que l’irréparable ne se produise. Une dénonciation courageuse qui révèle l’ampleur des maltraitances systématiques infligées à une enfant déjà fragilisée par son placement. La confiance accordée par l’ASE à cette femme de 44 ans, rémunérée depuis neuf ans pour accueillir des mineurs vulnérables, venait de voler en éclats.



