En 2026, la contribution sociale généralisée (CSG) continue de peser sur les pensions de retraite selon un barème à quatre niveaux, directement lié au revenu fiscal de référence de chaque foyer. Si les seuils ont été légèrement relevés pour tenir compte de l’inflation, des millions de retraités verront néanmoins leur pension nette diminuer dès les premiers versements de l’année. Un simple franchissement de tranche peut coûter plusieurs centaines d’euros sur l’année, sans que le montant brut de la pension n’ait changé d’un centime.
En bref
- —4 taux de CSG possibles, de 0 % à 9,1 % selon les revenus
- —Seuil d’exonération fixé à 13 048 € pour une personne seule
- —Jusqu’à 550 € de perte annuelle en cas de bascule de tranche
La CSG sur les retraites : un prélèvement qui pèse lourd
La contribution sociale généralisée est le principal prélèvement social qui s’applique directement sur les pensions de retraite brutes. Elle ne s’impose pas à taux fixe pour tous : selon le niveau de revenus du foyer, quatre taux distincts sont applicables, allant de l’exonération totale jusqu’à 8,3 %. À cela s’ajoute la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) à 0,5 %, et, pour certains foyers, la contribution de solidarité pour l’autonomie (CASA) à 0,3 %. Au total, le prélèvement peut atteindre 9,1 % de la pension brute.

Ce système de taux progressifs touche une large partie des retraités français. En 2026, 5,1 millions de retraités sont d’ores et déjà soumis au taux plein de 8,3 %, le niveau le plus élevé du barème. À l’inverse, en 2024, environ 29 % des retraités bénéficiaient encore d’une exonération totale — une proportion appelée à s’éroder au fil des années, à mesure que les pensions et les revenus annexes progressent.
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