L’Espagne a revu son cadre national du travail dans l’hôtellerie-restauration pour contraindre les établissements à réduire ou suspendre leur service en terrasse lors des épisodes de chaleur extrême. Concrètement, dès qu’une alerte orange ou rouge est déclenchée par l’agence météorologique nationale, bars, cafés et restaurants devront s’adapter — voire fermer leurs terrasses s’ils ne disposent pas d’installations suffisantes. Une mesure qui concerne directement les millions de touristes français qui traversent les Pyrénées chaque été.
En bref
- —Les terrasses ferment lors des alertes météo orange et rouge
- —Amendes pouvant dépasser 50 000 € pour les établissements en infraction
- —Plus de 11 millions de touristes étrangers en Espagne en août 2025
Une réforme sociale signée entre syndicats et patronat
La mesure n’est pas tombée du ciel. Elle est le fruit d’une négociation entre les principaux acteurs du secteur : les syndicats FeSMC UGT et CCOO Servicios d’un côté, les organisations patronales Hostelería de España et CEHAT de l’autre. Ensemble, ils ont décidé de modifier l’Acuerdo Laboral de ámbito Estatal para el sector de Hostelería (ALEH), l’accord collectif national qui régit les conditions de travail dans toute l’hôtellerie-restauration espagnole.

Le texte introduit pour la première fois le risque climatique comme facteur d’organisation du travail. Le mécanisme de déclenchement repose sur les alertes émises par l’AEMET, l’agence météorologique nationale espagnole. Dès lors qu’une alerte de niveau orange ou rouge est déclarée, les établissements sont tenus d’agir : réduire le service en terrasse, adapter les conditions de travail, ou fermer l’espace extérieur si celui-ci ne répond pas aux critères d’ombrage et de rafraîchissement requis.
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