Un décret publié le 10 avril 2026 au Journal officiel supprime l’exonération de cotisations patronales dont bénéficiaient les retraités de 70 à 79 ans employant une aide à domicile. Quelque 350 000 particuliers employeurs se retrouvent ainsi confrontés à une hausse pouvant atteindre 255 euros par mois, sans avoir eu le temps de l’anticiper. La mesure, passée quasi inaperçue, suscite une vive opposition dans le secteur des services à la personne.
En bref
- —350 000 retraités de 70 à 79 ans perdent l’exonération
- —Hausse pouvant atteindre 255 € par mois dès juillet 2026
- —Neuf fédérations professionnelles ont alerté le gouvernement
Un décret discret qui efface dix ans d’éligibilité
Le décret n°2026-261 du 8 avril 2026 modifie une disposition centrale du code de la sécurité sociale. Il relève de dix ans l’âge minimum requis pour bénéficier de l’exonération de cotisations patronales liée à l’emploi d’une aide à domicile : cette limite passe de 70 à 80 ans, sans condition de ressources.

Jusqu’à présent, tout retraité ayant atteint 70 ans pouvait employer une aide à domicile en bénéficiant d’un allègement significatif des charges patronales. Ce dispositif était plafonné à 65 fois le Smic horaire mensuel, soit environ 248 euros charges comprises. Il permettait de réduire concrètement le coût d’un salarié à domicile et encourageait l’emploi déclaré dans le secteur.
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