Face à des bénéfices records gonflés par la crise au Moyen-Orient, TotalEnergies s’est résolu à plafonner ses prix à la pompe. Une mesure jugée insuffisante par Marine Le Pen, qui brandit la menace d’une taxation des superprofits — ouvrant un débat qui divise autant le Rassemblement national que le reste de la classe politique française.
En bref
- —TotalEnergies : bénéfices en hausse de 51 % au premier trimestre 2026
- —Marine Le Pen menace de taxer les superprofits de TotalEnergies
- —Gauche, gouvernement et RN : des positions très divisées sur la taxe
Des bénéfices records sur fond de crise au Moyen-Orient
Le 29 avril 2026, TotalEnergies a publié des résultats qui ont immédiatement relancé le débat sur la rente pétrolière : un bénéfice net de 4,96 milliards d’euros au premier trimestre, en hausse de 51 % sur un an. Un chiffre qui s’explique en grande partie par la flambée des cours du brut liée aux tensions persistantes au Moyen-Orient.

Le blocage partiel du détroit d’Ormuz — passage stratégique par lequel transite 20 % de l’offre pétrolière mondiale — a perturbé en profondeur les flux d’approvisionnement internationaux. Selon des spécialistes du secteur, chaque mois de fermeture du détroit se traduit mécaniquement par une hausse d’environ 30 dollars le baril, soit environ 20 centimes d’euro supplémentaires par litre à la pompe.
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