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21 juin 2026

Congé de naissance 2026 : un troisième mois possible, à une condition pour les pères

Dès le 1er juillet 2026, un nouveau congé de naissance supplémentaire entrera en vigueur en France pour tous les parents actifs, acté dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Ce dispositif prévoit jusqu’à deux mois d’arrêt indemnisé par parent. Le Haut-Commissariat au Plan va plus loin et propose d’y ajouter un troisième mois, sous une condition qui concerne directement les pères.

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En bref

  • Jusqu’à 2 mois de congé par parent dès le 1er juillet 2026
  • Un 3e mois proposé si le père prend au moins 1 mois
  • 4 pères sur 10 ne consomment pas tous leurs droits actuels

Ce qui change au 1er juillet 2026 : le nouveau congé de naissance expliqué

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, promulguée le 30 décembre 2025, a créé un congé supplémentaire de naissance inédit. Ce droit nouveau s’ajoute aux congés maternité et paternité existants et bénéficiera à tous les parents actifs — salariés, fonctionnaires et travailleurs indépendants — dont l’enfant est né ou adopté depuis le 1er janvier 2026.

Ce qui change au 1er juillet 2026 : le nouveau congé de naissance expliqué
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Concrètement, chaque parent pourra prendre entre un et deux mois de congé, avec la possibilité de fractionner cette période en deux tranches non consécutives d’un mois chacune. Ce congé ne peut pas être cumulé avec la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), bien que les deux dispositifs puissent être utilisés successivement.

L’indemnisation est fixée à 70 % du salaire net pour le premier mois, puis à 60 % pour le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Pour les travailleurs indépendants, une allocation journalière forfaitaire est calculée selon les mêmes proportions. Les salariés devront prévenir leur employeur au moins un mois à l’avance en précisant la date de départ et la durée souhaitée.

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Le congé parental actuel : une logique différente

Jusqu’ici, le congé parental d’éducation (PreParE) permettait à un parent de suspendre son activité jusqu’aux 3 ans de l’enfant, mais avec une indemnisation très faible — environ 430 € par mois. Ce dispositif était massivement pris par les mères, ce qui renforçait les inégalités professionnelles sur le long terme. Le nouveau congé de naissance incarne une philosophie inverse : durée plus courte, indemnisation nettement plus élevée, et répartition encouragée entre les deux parents.

Le troisième mois : une extension conditionnée à l’engagement des pères

Le dispositif légalement acté n’est que la première étape. Le Haut-Commissariat au Plan, présidé par Clément Beaune, formule dans une note récente une recommandation allant plus loin : accorder un troisième mois de congé au couple, mais uniquement à condition que le père prenne effectivement au moins un mois de congé.

Le troisième mois : une extension conditionnée à l'engagement des pères
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette condition n’est pas anodine. Elle cherche à corriger une réalité persistante : aujourd’hui, quatre pères sur dix ne consomment pas l’intégralité de leurs droits au congé paternité. En subordonnant ce mois supplémentaire à l’implication réelle du second parent, le Haut-Commissariat entend transformer une incitation morale en levier concret.

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