Une équipe internationale menée par Daniela Angulo, chercheuse à l’Université de Toronto, a apporté en mai 2026 la première preuve expérimentale qu’un photon peut passer un temps négatif dans un nuage d’atomes. Ces travaux, publiés dans la revue Physical Review Letters, viennent valider une prédiction théorique controversée depuis plusieurs décennies et posent de nouvelles questions sur la nature même du temps à l’échelle quantique.
En bref
- —Première mesure expérimentale d’un temps négatif en physique quantique
- —Des photons semblent exciter des atomes avant même d’y entrer
- —Aucune loi physique violée : le temps ne remonte pas à rebours
L’expérience : des photons qui semblent arriver avant d’entrer
L’expérience se déroule dans les laboratoires de l’Université de Toronto. Des photons — des particules de lumière — sont envoyés à travers un nuage d’atomes froids de rubidium. Lorsqu’un photon traverse ce nuage, son énergie peut temporairement exciter l’un de ces atomes avant d’être restituée : c’est ce que les physiciens appellent le temps de séjour du photon comme excitation atomique.

Pour mesurer ce phénomène avec précision, l’équipe a eu recours à une technique appelée effet cross-Kerr. Un second faisceau laser, dit faisceau « sonde », traverse le nuage en même temps que le photon principal. Le déphasage accumulé par ce faisceau trahit l’état d’excitation des atomes, permettant de reconstituer le temps passé par le photon sous forme d’excitation, sans perturber directement le système.
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