C’est un réseau de caméras de circulation, et non des satellites, qui a permis à Israël de préparer la frappe ayant coûté la vie au guide suprême iranien. Selon une enquête du Financial Times relayée par La Dépêche, les services israéliens auraient piraté la quasi-totalité des caméras de la capitale iranienne pendant plusieurs années, interceptant chaque image en temps réel. Une opération de renseignement d’une ampleur inédite, dont les détails commencent seulement à être connus.
En bref
- —Quasi-totalité des caméras de Téhéran piratées pendant des années
- —Une caméra rue Pasteur ciblait directement le domicile du guide
- —La réunion du 28 février jugée ‘exceptionnelle’ pour frapper
Le piratage de la quasi-totalité des caméras de Téhéran, pendant des années
L’attaque n’a pas été préparée depuis l’espace. Selon le Financial Times, Israël est parvenu à infiltrer la quasi-totalité du réseau de caméras de circulation de Téhéran, et ce pendant plusieurs années. Chaque flux vidéo capté par ces caméras était intercepté, puis chiffré et redirigé vers des serveurs placés sous contrôle israélien.

L’opération relevait d’une infrastructure de surveillance massive, dissimulée derrière un réseau civil. Les autorités iraniennes ignoraient que leurs propres équipements de gestion du trafic urbain servaient en réalité d’yeux à un service de renseignement étranger, au cœur même de leur capitale.
Articles suggérés
Comment un banquier de Floride a fait de ses voisins des millionnaires Coca-Cola
À Quincy, petite ville agricole du nord de la Floride, une stratégie d'investissement née pendant la Grande Dépression a engendré des dizaines de fortunes…


