Malgré les années écoulées, l’affaire continue d’alimenter les débats. Sa sœur, Christine Dupont de Ligonnès, maintient une présence publique à travers un blog dédié à l’affaire, dans lequel elle prend régulièrement la défense de son frère.
Des photos de corps qui sèment le doute
En 2024, Christine Dupont de Ligonnès a obtenu l’autorisation de consulter « les photos des corps » de ses proches, des clichés pris par la police les 21 et 22 avril 2011 lors de l’exhumation.

Cette consultation a conduit la sœur du fugitif à exprimer de sérieux doutes. Elle affirme que les corps photographiés ne correspondaient pas physiquement aux membres de sa famille qu’elle connaissait.
Selon elle, Thomas apparaissait trop « trapu » alors qu’il était « maigre et élancé ». Le visage d’Agnès aurait été « celui d’une inconnue ». La physionomie d’Arthur aurait été « incompatible » avec ses souvenirs, et aucun détail du visage d’Anne n’aurait rappelé ses « traits harmonieux ». La taille de Benoît n’aurait pas non plus coïncidé.
Une affaire criminelle hors norme
Le 21 avril 2011, les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sont découverts enterrés sous la terrasse de leur maison nantaise. Le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, disparaît dans la nature et devient le principal suspect d’un quintuple meurtre. Malgré de nombreuses pistes et une recherche internationale, il n’a jamais été retrouvé, faisant de cette affaire l’une des plus médiatisées de la chronique judiciaire française.
Une remise en cause de l’identification ADN
Sur la base de ces observations, Christine Dupont de Ligonnès a franchi un pas supplémentaire en remettant en cause les analyses génétiques réalisées sur les corps. Elle doute que « l’ADN analysé et comparé au laboratoire ait bien été celui des échantillons musculaires prélevés sur les corps exhumés ».

Pour elle, l’explication la plus probable à ces non-ressemblances est radicale : « Ces personnes exhumées en avril 2011 n’étaient pas Agnès et ses enfants », a-t-elle affirmé dans son article.
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