
Me François Roujou de Boubée, avocat des parents, a pris la parole dans un communiqué officiel pour relayer leur état : «Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n’a d’égal que leur dégoût.»
Ces révélations interviennent deux semaines après la découverte du corps, alors que le dossier judiciaire connaît par ailleurs de nouvelles turbulences liées aux conditions dans lesquelles l’enquête a été conduite.
L’affaire Barella en bref
Jérôme Barella est le principal suspect dans la mort de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé dans un silo agricole à Puycasquier, dans le Gers. Une plainte pour viols avait déjà été déposée contre lui en août 2025 par la mère d’une autre enfant, mais les suites judiciaires de cette procédure ont été marquées par de multiples lenteurs, selon un rapport d’inspection cité par La Tribune Dimanche et Le Parisien.
Un dossier qui a fait deux allers-retours sans qu’aucune audition ne soit réalisée
Selon La Tribune Dimanche, un rapport d’inspection particulièrement sévère met en lumière de nombreux dysfonctionnements dans le traitement de l’affaire. Ces défaillances auraient permis au principal suspect, Jérôme Barella, d’échapper pendant plusieurs mois aux investigations judiciaires.

Le document souligne notamment «tout le temps perdu» autour de la plainte déposée en août 2025 par Audrey, la mère d’une autre victime prénommée Rosa, qui accuse l’homme de plusieurs viols.
D’après le rapport, cette procédure aurait connu de multiples lenteurs et rebondissements administratifs : le dossier aurait fait deux fois l’aller-retour entre la Haute-Garonne et le Gers, sans qu’aucune audition de Jérôme Barella ne soit finalement réalisée. Une situation jugée d’autant plus préoccupante que les accusations portées contre lui étaient particulièrement graves.
La juridiction d’Auch n’était «pas débordée» : les inspecteurs écartent le manque de moyens
Le rapport d’inspection ne se limite pas à constater des retards. Selon les informations du Parisien, il mettrait en avant une succession de défaillances humaines et organisationnelles, écartant l’hypothèse d’un manque de moyens ou d’une surcharge de travail au sein de la juridiction d’Auch.

«De sources concordantes, la juridiction n’était pas débordée par d’autres dossiers urgents ou particulièrement sensibles. Les services d’enquête non plus», écrivent les auteurs de l’article du Parisien.
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