Au quatrième jour d’audience de son procès pour corruption devant le tribunal de Paris, Rachida Dati a livré ses échanges les plus tendus avec le Parquet national financier. Face aux procureurs Julien Augereau et Caroline Genin, l’ancienne ministre de la Culture — qui a quitté le gouvernement d’Emmanuel Macron en février — a nié les accusations de lobbying illégal pour Renault-Nissan et rejeté toute accusation de mensonge.
La société de conseil créée en cinq semaines: « l’esprit du texte » en question
Le procureur Julien Augereau ouvre l’offensive sur un point de calendrier précis: la création par Rachida Dati d’une société de conseil en juin 2009, dans les cinq semaines séparant son élection au Parlement européen du début effectif de son mandat. Selon le code électoral, un eurodéputé français ne peut exercer une activité de conseil que si celle-ci a démarré avant son mandat — ce que Rachida Dati, 60 ans, affirme avoir respecté à la lettre.
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…


