Cette critique ne s’arrête pas aux positionnements fluctuants. Plus récemment, Duhamel a enfoncé le clou en affirmant que la présidente du Rassemblement national « n’a pas démontré qu’elle avait travaillé ses dossiers ». Un reproche particulièrement sévère dans la bouche d’un observateur qui, depuis six décennies, jauge la préparation des responsables politiques. Lors des débats télévisés, cette insuffisance se manifesterait par une maîtrise superficielle des sujets techniques, compensée par des formules choc et des attaques ad hominem.
Ces accusations d’improvisation et de légèreté alimentent le constat d’ensemble du politologue : Marine Le Pen aurait bâti son ascension sur une communication maîtrisée sans jamais combler son déficit de substance. Une inimitié qui ne repose donc pas uniquement sur l’antipathie personnelle, mais sur une accumulation de constats professionnels sans appel. Soixante ans de carrière forgent des convictions difficiles à ébranler.
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