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30 mai 2026
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Amputée des quatre membres, verbalisée sur une place handicapée

Warda Carles, mère de famille tarnaise amputée des quatre membres, a été contrainte de payer 375 euros après s’être garée sur une place réservée aux personnes handicapées à Toulouse. La mairie estime que la carte affichée ne portait pas la bonne mention, tandis que l’intéressée dit avoir été prise dans un enchaînement administratif difficile à maîtriser.

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En bref

  • Contravention dressée le 25 novembre 2025
  • Amende majorée à 375 euros
  • La mention CMI est au cœur du litige

Une contravention sur une place réservée à Toulouse

Les faits remontent au 25 novembre 2025. Ce jour-là, Warda Carles récupère son véhicule dans le quartier Saint-Cyprien, à Toulouse, et découvre un avis de contravention sur son pare-brise, selon Midi Libre, qui reprend des informations de France 3 Régions et de La Dépêche du Midi.

Une contravention sur une place réservée à Toulouse
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La situation surprend d’autant plus la mère de famille qu’elle est lourdement handicapée. Âgée de 45 ans et installée à Marssac-sur-Tarn, elle est amputée des quatre membres depuis 2015, après une grave infection. Elle vit avec des prothèses et conduit une voiture adaptée.

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Dans son esprit, elle était garée sur un emplacement auquel elle pensait avoir droit. L’article source précise que sa carte mobilité inclusion était valide, mais que cette validité n’a pas empêché la verbalisation.

De 135 à 375 euros, l’amende s’alourdit

Au moment de la contravention, Warda Carles se trouve dans une situation personnelle particulière. Elle explique que l’avis a été posé sur son véhicule la veille de son départ pour un voyage de trois mois, programmé de longue date. « J’étais en panique, je ne savais pas quoi faire », raconte-t-elle.

De 135 à 375 euros, l’amende s’alourdit
Image d’illustration © TOPTENPLAY

À son retour, début mars, le dossier a changé d’échelle. Les courriers recommandés reçus pendant son absence ont été renvoyés. L’amende initiale de 135 euros est alors majorée à 375 euros.

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La mère de famille dit avoir multiplié les appels et les déplacements entre services pour tenter de comprendre la procédure. « Ils m’ont fait tourner en bourrique », déplore-t-elle auprès de France 3 Régions, cité par Midi Libre.

375 €
C’est le montant finalement prélevé après majoration de l’amende initiale de 135 euros.

La mention de la CMI au cœur du désaccord

La mairie de Toulouse avance une explication administrative : seule une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées » autorise l’usage des emplacements réservés. Selon la municipalité, Warda Carles disposait d’une carte mentionnant « invalidité », insuffisante pour ce type de stationnement.

La mention de la CMI au cœur du désaccord
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Cette distinction est prévue par les règles nationales. La CMI peut comporter plusieurs mentions : « stationnement », « priorité » ou « invalidité ». La mention « stationnement » permet de se garer sur les places réservées et d’utiliser gratuitement certaines places ouvertes au public. La mention « invalidité », elle, ouvre notamment des droits liés à la priorité, aux transports ou à certains avantages fiscaux.

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Le site de Toulouse Métropole précise aussi que les places réservées sont destinées aux titulaires d’une CMI-s ou d’une carte européenne de stationnement, et que la carte doit être apposée de manière visible derrière le pare-brise. La collectivité indique que l’usage non autorisé expose à une amende forfaitaire de 135 euros, majorée à 375 euros.

Warda Carles conteste toutefois l’idée d’une fraude. « Ma carte n’est pas trafiquée ! », répond-elle, après qu’un agent municipal lui aurait évoqué le nombre de personnes qui trichent avec ces dispositifs.

Pour comprendre

Depuis 2017, la carte mobilité inclusion a remplacé les anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement. Une même personne peut détenir plusieurs mentions, mais la mention « stationnement » est celle qui ouvre le droit d’utiliser les places réservées.

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Une saisie administrative et un parcours éprouvant

L’affaire ne s’est pas arrêtée à la majoration. Le mois dernier, Warda Carles a découvert que les 375 euros avaient été prélevés directement sur son compte courant et sur son Livret A, dans le cadre d’une saisie administrative destinée à récupérer le montant de l’amende.

Une saisie administrative et un parcours éprouvant
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pour elle, la conséquence est concrète : au-delà du montant, c’est le sentiment d’un parcours administratif difficile qui domine. Peu familière des démarches en ligne, elle dit avoir dû naviguer entre plusieurs interlocuteurs sans parvenir à faire reconnaître sa situation.

La mairie de Toulouse renvoie, de son côté, vers la Maison départementale des personnes handicapées du Tarn pour la question du type de carte. Elle assure également que ses agents ont transmis à Warda Carles les informations nécessaires pour suivre sa démarche.

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Ce dossier illustre l’écart possible entre un handicap évident et la stricte lecture des droits attachés à une carte administrative. À retenir : pour les places réservées, la mention « stationnement » de la CMI est déterminante, et son affichage visible reste indispensable. Mais l’affaire met aussi en lumière la difficulté, pour certaines personnes handicapées, de gérer seules des procédures rapides, dématérialisées et aux conséquences financières immédiates.

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