Les expressions « Hola », « Olé », « Vamos » ou « Gracias » étaient également intégrées au scénario. Les clients qui les prononçaient pouvaient être invités à se rendre au rayon des mouchoirs, autre référence à la déception provoquée par l’élimination française.
Des opérations limitées à plusieurs points de vente
Les mises en scène rapportées concernent des magasins situés à Pau, Creysse, Veigné, Perpignan et Folelli. Aucun élément disponible ne permet de les présenter comme une campagne nationale organisée par les deux enseignes.
Chorizo et manchego face au camembert et au comté
La fausse liste noire rassemblait plusieurs spécialités associées à l’Espagne: chorizo, tortillas, jambon Serrano, olives, manchego et sangria. À Pau, la paëlla, les tapas et la charcuterie ibérique étaient citées dans le même registre.

Les produits français servaient de contrepoint dans cette mise en scène. Baguette tradition, comté, camembert et chocolatine étaient présentés comme des solutions de remplacement. Un message diffusé par un magasin E.Leclerc poussait la plaisanterie jusqu’au passage en caisse.
« Si l’un de ces produits tente de s’introduire sur le tapis de caisse, notre équipe le remplacera par un camembert bien français », annonçait-il. Rien ne permet toutefois d’établir que des clients ont été contraints d’accepter un tel échange.
En caisse, les produits espagnols restent bien acceptés
Malgré les annonces de fermeture et de suspension, les références espagnoles sont restées en rayon et ont continué à passer normalement en caisse. Les rubans, affiches et propositions d’échange ne constituaient donc pas un boycott effectif.
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