
Face à cette accumulation d’ennuis judiciaires, son avocat, Me Tom Michel, a pris la parole pour défendre son client. Il dénonce ce qu’il qualifie de « véritable acharnement judiciaire », estimant que les forces de l’ordre devraient concentrer leurs ressources sur des dossiers plus graves. Dans des déclarations rapportées par Le Parisien, il affirme qu’Aqababe « se voit convoqué et placé en garde à vue à répétition pour des faits dérisoires ».
Cet argumentaire de la défense, classique dans ce type d’affaires, ne saurait toutefois effacer la réalité des faits reprochés. La justice française protège strictement le secret professionnel dans les enceintes judiciaires, et ce quelle que soit la notoriété de la personne photographiée ou la plateforme de diffusion utilisée.
L’affaire Delormeau-Aqababe illustre les tensions croissantes entre les pratiques de l’information people sur les réseaux sociaux et les limites imposées par la loi. Si Matthieu Delormeau semble avoir entamé un chemin vers la reconstruction, c’est désormais Aqababe qui se retrouve en première ligne. Son procès, prévu le 14 octobre prochain, dira si la publication d’une image obtenue dans une enceinte judiciaire peut être considérée comme un simple dérapage ou comme une infraction caractérisée. En attendant, l’affaire rappelle que la course à l’«exclusivité» sur les réseaux sociaux n’est pas sans risque juridique.
Articles suggérés
85 000 postes en Suisse : salaires de 3 500 à 6 500 € et les métiers qui recrutent
La Suisse lance en 2026 un appel massif à des travailleurs étrangers pour combler une pénurie qui s'étire depuis 2020. Le pays cible 85…

