L’argument central repose donc sur un possible abus de faiblesse. La justice devra apprécier si le dernier testament traduit bien la volonté libre du défunt ou si les circonstances de sa rédaction fragilisent sa validité.
Notaire, gardiens et assurance-vie dans le viseur
Un autre point nourrit les soupçons de la famille : le dernier testament n’aurait pas été établi par le notaire habituel de Robert Debeausse. L’avocate du fils s’interroge sur l’intervention d’une nouvelle notaire, décrite dans les sources comme « proche de la mairie ».

La défense de la famille affirme avoir cherché à comprendre à quel titre cette notaire avait été mandatée. Selon l’avocate citée par Marie France, elle n’aurait pas obtenu de réponse satisfaisante à ses demandes d’explication.
Les gardiens de la villa apparaissent aussi dans le dossier. Les sources consultées indiquent qu’un contrat d’assurance-vie aurait été modifié à leur profit, pour un montant de 300 000 euros. Là encore, la famille y voit un élément à examiner dans le contexte général de la succession.
La réserve héréditaire au centre des conséquences
Même si le testament était confirmé, le droit français limite la liberté de déshériter totalement ses enfants. En présence d’un enfant unique, celui-ci bénéficie en principe d’une réserve héréditaire correspondant à la moitié de la succession.

Dans ce dossier, cela signifie que Jean-Marie Debeausse pourrait faire valoir une créance sur la succession, y compris si la commune reste légataire universelle pour le reste du patrimoine. L’avocate de la famille souligne que le testament contesté ne mentionnait pas cette réserve.

