« Je tiens la place » : écrire, vieillir et garder la santé après la mort de Michel Blanc
Josiane Balasko ne cache pas que la mort de Michel Blanc lui manque « terriblement ». C’est dans ce contexte qu’elle formule ce qui ressemble à son prochain engagement personnel : « Le nouveau combat que je veux mener, c’est de rester en bonne santé pour pouvoir bosser ! Bon, Michel est parti, mais je tiens la place ! »

L’écriture reste son ancre. « L’écriture m’apaise », confie-t-elle, ajoutant qu’elle aimerait avoir « la sagesse de la vieille Indienne » qu’elle décrit dans son roman, et « sa résilience ». Elle dit vouloir s’extraire d’un monde qu’elle juge « de plus en plus anxiogène, où on fait la part trop belle aux mauvaises nouvelles ».
Dans sa vie personnelle, elle apprécie les traditions de la communauté amérindienne de son mari, l’acteur George Aguilar : « Il y a une grande solidarité, un sens de l’humour et un vrai sens de l’hospitalité qui perdurent. » Elle lit des histoires à son petit-fils de 7 ans et projette de regarder Harry Potter avec lui prochainement.
Sa vision du café de ses parents, situé entre la gare du Nord et la gare de l’Est à Paris, résume peut-être toute sa trajectoire d’autrice. « Un bistrot, c’est une scène de théâtre où tout le monde passe, dès le matin, pour boire son café ou son calva. Une galerie de personnages, surtout à l’époque. Maintenant un peu moins, c’est devenu plus branché ! »
La parution du Dernier Sanctuaire en librairie et la récente récompense aux Molières pour Ça, c’est l’amour maintiennent Josiane Balasko sur plusieurs fronts simultanément. Du côté de Coline Berry, la demande de réforme de la prescription pénale pour les crimes sexuels sur mineurs reste en suspens au Parlement. Quant à un éventuel prochain projet d’écriture ou de mise en scène, Balasko n’en dit mot — sinon qu’elle entend « tenir la place ».
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