
La réanimation d’un nourrisson suit des protocoles précis, distincts de ceux appliqués aux adultes. En cas d’arrêt respiratoire, les recommandations prévoient d’abord cinq insufflations initiales, en plaçant la bouche sur la bouche et le nez du bébé simultanément, en veillant à ne souffler que très légèrement pour ne pas sur-gonfler des poumons à la capacité bien inférieure à celle d’un adulte. Il convient ensuite d’alterner deux insufflations et quinze compressions thoraciques, réalisées à l’aide de deux doigts posés sur le bas du sternum, à un rythme de 100 à 120 compressions par minute, sans interruption jusqu’à l’arrivée des secours.
Ces gestes s’apprennent. La formation PSC1 — Prévention et Secours Civiques de niveau 1 — est accessible à toute personne à partir de dix ans, dispensée par la Croix-Rouge, les sapeurs-pompiers ou de nombreux organismes agréés partout en France. Une seule journée de formation suffit pour acquérir les réflexes susceptibles de sauver une vie dans une situation d’urgence comme celle vécue ce lundi soir à Mulhouse.
L’histoire de cette fillette de 14 mois réanimée in extremis dans le hall de l’EuroAirport restera, pour ceux qui en ont été témoins, une illustration saisissante de ce que peut accomplir un geste citoyen au bon moment. Passager anonyme ou policière en service, tous deux ont fait la même chose : agir sans hésiter. Dans un pays où la formation aux premiers secours reste encore insuffisamment répandue, cet épisode rappelle avec force que connaître les gestes qui sauvent n’est pas un luxe réservé aux professionnels de santé — c’est une responsabilité partagée par chacun d’entre nous.
Articles suggérés
Jugnot touche une « petite retraite » à 75 ans et continue de cotiser
À 75 ans, Gérard Jugnot continue de travailler et de cotiser à la retraite, tout en percevant une pension qu'il juge disproportionnée par rapport…

