
Le scénario belge s’est construit rapidement. Charles De Ketelaere a inscrit un doublé, avec un premier but à la 9e minute puis un deuxième à la 33e, toujours selon Demotivateur. Hans Vanaken a ensuite marqué à la 57e minute, avant que Romelu Lukaku ne ferme le score dans le temps additionnel.
Côté américain, The Guardian rapporte que Malik Tillman a réduit l’écart sur un coup franc dévié, sans inverser la dynamique du match. Les États-Unis, portés par l’avantage de jouer à domicile, quittent donc la compétition au même stade que lors de leurs trois dernières participations à la Coupe du monde.
La performance belge tranche avec les doutes décrits par Demotivateur autour du début de tournoi des hommes de Rudi Garcia. Le média souligne que les Diables rouges avaient semblé poussifs jusque-là. Cette fois, leur qualification a été nette, dans le score comme dans la maîtrise affichée après le deuxième but.
Balogun autorisé à jouer après l’appel de Donald Trump
La tension précédant Belgique-États-Unis vient de la situation de Folarin Balogun. Selon Le Monde, l’attaquant américain avait reçu un carton rouge contre la Bosnie-Herzégovine au tour précédent, après une intervention sanctionnée par l’arbitre à la suite d’un recours à l’assistance vidéo.

Cette exclusion devait entraîner une suspension automatique d’un match. Mais la FIFA a finalement suspendu l’application de cette sanction, ce qui a permis à Balogun d’être disponible face à la Belgique. Le Monde précise que l’instance a invoqué l’article 27 de son code disciplinaire et une période probatoire d’un an.
La dimension politique est venue de Washington. Axios, puis Le Monde et The Guardian, ont rapporté que Donald Trump avait appelé Gianni Infantino pour demander une révision du dossier. Le président américain a ensuite reconnu publiquement avoir demandé un réexamen, tout en affirmant ne pas avoir imposé de décision.
Sur le terrain du droit du sport, la contestation belge s’est heurtée à une limite procédurale. Le Monde indique que l’appel de la fédération belge a été rejeté par la FIFA, au motif que la Belgique n’était pas partie au match au cours duquel le carton rouge avait été infligé.
Le précédent disciplinaire
Selon Le Monde, une telle issue en Coupe du monde n’avait pas été observée depuis 1962, lorsque Garrincha avait évité une suspension. La FIFA s’appuie cette fois sur une disposition disciplinaire permettant de suspendre l’application d’une sanction, mais son usage en plein tournoi est contesté par l’UEFA et la fédération belge.

