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25 juin 2026

Brésil : une femme poignarde son coiffeur pour une frange ratée

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« Tentative d’homicide » contre « violences volontaires » : le débat juridique

Pour Eduardo Ferrari, la qualification des faits ne souffre aucune ambiguïté : « C’était une tentative d’homicide », a-t-il affirmé. Le coiffeur estime que le coup porté dans le dos, par surprise et sans avertissement, révélait une intention de tuer.

Image d’illustration © TOPTENPLAY

La police brésilienne a néanmoins retenu une qualification plus restrictive. La suspecte est poursuivie pour violences volontaires et menaces, des chefs d’accusation qui n’impliquent pas la démonstration d’une intention homicide. Cette différence n’est pas anodine : elle influe directement sur la peine encourue.

La distinction entre tentative d’homicide et violences volontaires repose, dans la plupart des systèmes pénaux, sur la preuve d’une intention de donner la mort au moment des faits. Un couteau planté dans le dos peut être interprété différemment selon les éléments du dossier, le contexte de l’altercation et les conclusions de l’enquête. C’est désormais au parquet de São Paulo de trancher.

Homophobie et droit pénal brésilien

En 2019, le Tribunal suprême fédéral brésilien a reconnu l’homophobie comme un crime, la soumettant aux mêmes peines que le racisme. L’insulte homophobe reconnue publiquement par la suspecte constitue donc une infraction pénale distincte, susceptible d’alourdir les charges retenues à son encontre. Cette dimension s’ajoute aux chefs de violences volontaires et menaces déjà retenus par la police.

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Un litige qui couvait depuis un mois

Après la diffusion des images, le salon a pris la parole sur les réseaux sociaux pour apporter des éléments de contexte. L’établissement précise que Laís Gabriela Barbosa da Cunha avait réalisé un soin capillaire trente jours avant l’agression — et non une simple coupe de frange récente.

Un litige qui couvait depuis un mois
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Selon la version du salon, la cliente était revenue ensuite pour exprimer son mécontentement et exiger le remboursement intégral des prestations effectuées. Cette chronologie contredit partiellement le récit de la suspecte, qui présentait son geste comme une réaction à un manque de réactivité du salon face à ses réclamations.

L’affaire a rapidement pris une dimension médiatique nationale au Brésil. La vidéo de l’agression, relayée par plusieurs grandes chaînes, a suscité une vague de réactions — entre indignation générale face à la violence commise, et stupéfaction devant les circonstances. Le salon n’a pas communiqué sur d’éventuelles suites civiles à l’encontre de l’ancienne cliente.

30 jours
C’est le délai qui séparait le soin capillaire contesté de l’agression au couteau dans le salon, selon la version du salon publiée sur les réseaux sociaux.

L’affaire de São Paulo dépasse le simple fait divers. Elle illustre comment un différend commercial ordinaire peut basculer dans la violence grave, et soulève des questions sérieuses sur la protection des professionnels face aux clients mécontents. La qualification exacte des faits — violences volontaires ou tentative d’homicide — reste à trancher par le parquet brésilien, et son issue déterminera la peine réelle encourue par Laís Gabriela Barbosa da Cunha. Eduardo Ferrari, légèrement blessé physiquement mais profondément affecté par l’agression, attend désormais que la justice lui reconnaisse pleinement le statut de victime qu’il revendique.

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