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10 septembre 2026
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Brigitte Bardot : Audrey Crespo-Mara affirme six condamnations pour racisme, Franz-Olivier Giesbert conteste fermement

La réaction de l’éditorialiste ne s’est pas fait attendre. Visiblement agacé, Giesbert a rétorqué d’un ton cassant : « Pfff, c’est totalement faux, c’est la justice ». Cette réplique troublante brouille les lignes : conteste-t-il les faits judiciaires ou critique-t-il l’institution qui les a prononcés ? L’ambiguïté laisse planer un malaise palpable sur le plateau.

Cette séquence cristallise la fracture mémorielle qui traverse la France depuis l’annonce du décès. D’un côté, les défenseurs d’une icône nationale dont le parcours artistique et militant mériterait l’indulgence. De l’autre, ceux qui refusent d’effacer des condamnations judiciaires au nom de la légende. La veuve de Thierry Ardisson incarnait cette seconde ligne, rappelant que la gloire passée n’absout pas les dérives présentes.

L’échange n’a pas tardé à enflammer les réseaux sociaux, où la légitimité même de Giesbert à défendre Bardot allait être violemment questionnée.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Contre-Attaque Des Réseaux Sociaux : Giesbert Dans La Ligne De Mire

La séquence, relayée massivement sur X, a déclenché un effet boomerang ravageur. Les internautes n’ont pas tardé à exhumer le passé judiciaire de Franz-Olivier Giesbert lui-même, condamné en 2014 pour propos racistes envers la communauté asiatique. L’ironie de voir un condamné défendre une autre condamnée n’a échappé à personne.

« Je recommande l’excellent doc diffusé sur France 5, ‘Je ne suis pas chinetoque – Histoire du racisme anti-asiatique’, car c’est là que j’ai découvert la condamnation du torchon Le Point et de Franz-Olivier Giesbert », a commenté un utilisateur, transformant la défense mémorielle en accusation à double tranchant. Le documentaire, diffusé quelques années auparavant, ressurgit comme une preuve accablante de l’hypocrisie du débat.

Plus incisif encore, un autre internaute a soulevé la question de l’indulgence sélective : « Si Brigitte Bardot avait ciblé la communauté Israélite dans ses propos racistes, est-ce que ce Gisbert aurait été aussi compréhensif en critiquant la justice pour ces condamnations ? » Cette interrogation met en lumière les hiérarchies invisibles dans le traitement médiatique du racisme, selon les communautés visées.

La viralité de l’échange révèle une fracture plus profonde : celle d’une société qui refuse désormais de sacraliser les icônes au mépris des faits. Une exigence de cohérence que d’autres personnalités avaient déjà formulée, bien avant la mort de Bardot.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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