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7 juillet 2026

Cancer du poumon : la pollution de l’air désormais suspectée d’expliquer la hausse des cas chez les non-fumeurs

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Pollution Atmosphérique Et Radon : Les Nouveaux Coupables Identifiés

Si le profil génétique des tumeurs diffère, c’est que les facteurs déclencheurs ne sont pas les mêmes. L’exposition à certains polluants environnementaux figure désormais parmi les principales pistes étudiées. Le radon, gaz radioactif naturel inodore et incolore, s’impose comme le second facteur de risque du cancer du poumon après le tabagisme. On le trouve naturellement dans les sols granitiques et volcaniques du Massif Central, de Bretagne, des Vosges et de Corse.

Mais la hausse récente chez les non-fumeurs ne s’explique pas par une augmentation de la concentration du radon. C’est plutôt la dégradation de la qualité de l’air extérieur qui inquiète. En 2013, le Centre international de Recherche sur le Cancer a classé la pollution atmosphérique, notamment les particules fines émises par les moteurs diesel, comme cancérigène pour l’humain.

Les chiffres donnent le vertige : plus de 3 millions de décès annuels dans le monde, un bilan qui pourrait doubler d’ici 2050. La situation est particulièrement critique en Asie de l’Est, où la dégradation de la qualité de l’air atteint des sommets. Cette réalité environnementale explique en partie pourquoi les populations asiatiques présentent les taux les plus élevés de cancers du poumon non-fumeurs au niveau mondial.

Reste une question troublante : pourquoi les femmes non-fumeuses sont-elles surreprésentées ? Les chercheurs explorent la piste hormonale. Les œstrogènes et la progestérone favorisent la prolifération cellulaire, et des récepteurs de ces hormones se trouvent précisément sur les cellules pulmonaires.

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