Suivez-nous
8 octobre 2026

Canicule au travail: 33 °C ne suffisent pas pour partir

Thermomètre et dossier de droit du travail en bureau chaud
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Les chiffres restent utiles, mais comme repères de prévention. L’Institut national de recherche et de sécurité indique que la vigilance doit commencer à 30 °C pour un travail sédentaire et à 28 °C pour une activité physique. Ces niveaux signalent une situation à surveiller, pas un interrupteur juridique qui annule immédiatement la journée de travail.

Autour de 33 °C, l’article de NextPlz situe un seuil critique en s’appuyant sur les repères de l’INRS et de la Caisse nationale de l’Assurance maladie. Mais le Code du travail, cité par NextPlz, exige surtout un « danger grave et imminent ». C’est ce danger, et non un chiffre isolé, qui peut justifier un retrait.

33 °C
NextPlz situe autour de 33 °C un seuil critique de risque, sans en faire une autorisation automatique de quitter le travail.

Depuis 2025, la vigilance chaleur renforce les obligations

L’obligation de sécurité repose d’abord sur l’article L4121-1 du Code du travail, qui impose à l’employeur de protéger la santé des salariés. NextPlz rappelle aussi les règles sur l’air renouvelé et les locaux aménagés. L’article R4222-1 vise notamment à éviter les « élévations exagérées de température », formule citée dans l’article source.

Point d’eau fraîche pour la santé au travail
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Depuis le 1er juillet 2025, le décret 2025-482 a ajouté un cadre plus précis pour les épisodes de chaleur intense. Selon l’INRS, ces épisodes sont liés à la vigilance jaune, orange ou rouge de Météo-France pour la chaleur. L’employeur doit alors évaluer le risque et adapter l’organisation du travail, les équipements, les horaires ou les pauses.

Sur les chantiers, les règles sont plus concrètes encore. D’après l’INRS et le Code du travail, l’eau potable fraîche doit être accessible; lorsqu’il est impossible d’installer l’eau courante, une quantité minimale de trois litres par jour et par travailleur est prévue. NextPlz rappelle aussi que les moins de 18 ans ne doivent pas être exposés à des températures extrêmes.

Pourquoi le 1er juillet 2025 compte

Pendant des années, la chaleur au travail a surtout été traitée par l’obligation générale de sécurité. Depuis le décret de 2025, les épisodes de chaleur intense sont davantage encadrés par la réglementation, avec des mesures attendues dès les niveaux de vigilance de Météo-France.

Eau, pauses, soleil: le danger se juge sur le terrain

Selon l’INRS, la chaleur peut provoquer fatigue, sueurs abondantes, nausées, maux de tête, vertiges ou crampes. Les risques ne s’arrêtent pas au malaise: la vigilance baisse, les temps de réaction s’allongent et la transpiration peut gêner les gestes. Le coup de chaleur est présenté par l’INRS comme une urgence médicale potentiellement mortelle.

Salariés à l’ombre près d’un chantier en forte chaleur
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’exemple donné par NextPlz montre pourquoi le thermomètre ne suffit pas. Un ouvrier du BTP à 29 °C, en plein soleil, sans eau ni ombre, peut être dans une situation plus dangereuse qu’un salarié de bureau à 31 °C avec ventilation, pauses et accès permanent à l’eau. Le contexte de travail change donc toute l’analyse.

Publicité
Partager sur Facebook