En bref
- —Aucune température maximale n’est fixée par la loi
- —28 et 30 °C déclenchent la vigilance INRS
- —Le droit de retrait exige un danger réel
Aucun seuil légal, mais des repères à 28, 30 et 33 °C
Le point central est souvent mal compris: selon NextPlz et les textes du Code du travail, aucune température maximale ne permet automatiquement d’arrêter le travail. Un bureau à 33 °C ne donne donc pas, à lui seul, un droit garanti de rentrer chez soi. La loi raisonne d’abord en risque pour la santé et en mesures prises par l’employeur.

Les chiffres restent utiles, mais comme repères de prévention. L’Institut national de recherche et de sécurité indique que la vigilance doit commencer à 30 °C pour un travail sédentaire et à 28 °C pour une activité physique. Ces niveaux signalent une situation à surveiller, pas un interrupteur juridique qui annule immédiatement la journée de travail.
Autour de 33 °C, l’article de NextPlz situe un seuil critique en s’appuyant sur les repères de l’INRS et de la Caisse nationale de l’Assurance maladie. Mais le Code du travail, cité par NextPlz, exige surtout un « danger grave et imminent ». C’est ce danger, et non un chiffre isolé, qui peut justifier un retrait.
Depuis 2025, la vigilance chaleur renforce les obligations
L’obligation de sécurité repose d’abord sur l’article L4121-1 du Code du travail, qui impose à l’employeur de protéger la santé des salariés. NextPlz rappelle aussi les règles sur l’air renouvelé et les locaux aménagés. L’article R4222-1 vise notamment à éviter les « élévations exagérées de température », formule citée dans l’article source.

Depuis le 1er juillet 2025, le décret 2025-482 a ajouté un cadre plus précis pour les épisodes de chaleur intense. Selon l’INRS, ces épisodes sont liés à la vigilance jaune, orange ou rouge de Météo-France pour la chaleur. L’employeur doit alors évaluer le risque et adapter l’organisation du travail, les équipements, les horaires ou les pauses.

