Sur les chantiers, les règles sont plus concrètes encore. D’après l’INRS et le Code du travail, l’eau potable fraîche doit être accessible; lorsqu’il est impossible d’installer l’eau courante, une quantité minimale de trois litres par jour et par travailleur est prévue. NextPlz rappelle aussi que les moins de 18 ans ne doivent pas être exposés à des températures extrêmes.
Pourquoi le 1er juillet 2025 compte
Pendant des années, la chaleur au travail a surtout été traitée par l’obligation générale de sécurité. Depuis le décret de 2025, les épisodes de chaleur intense sont davantage encadrés par la réglementation, avec des mesures attendues dès les niveaux de vigilance de Météo-France.
Eau, pauses, soleil: le danger se juge sur le terrain
Selon l’INRS, la chaleur peut provoquer fatigue, sueurs abondantes, nausées, maux de tête, vertiges ou crampes. Les risques ne s’arrêtent pas au malaise: la vigilance baisse, les temps de réaction s’allongent et la transpiration peut gêner les gestes. Le coup de chaleur est présenté par l’INRS comme une urgence médicale potentiellement mortelle.

L’exemple donné par NextPlz montre pourquoi le thermomètre ne suffit pas. Un ouvrier du BTP à 29 °C, en plein soleil, sans eau ni ombre, peut être dans une situation plus dangereuse qu’un salarié de bureau à 31 °C avec ventilation, pauses et accès permanent à l’eau. Le contexte de travail change donc toute l’analyse.
NextPlz rapporte qu’autour de 33 °C, le risque d’accident du travail mortel serait multiplié par trois selon les repères diffusés par l’INRS et l’Assurance maladie. L’article ajoute que le rythme cardiaque grimpe de 10 à 15 battements par minute à chaque degré supplémentaire. Ces données renforcent l’intérêt d’une prévention précoce, avant la situation limite.
Droit de retrait: l’alerte écrite limite le risque de sanction
Le droit de retrait est prévu par l’article L4131-1 du Code du travail. Selon Service-Public.fr, il s’applique lorsqu’un salarié a un « motif raisonnable de penser » que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. La chaleur peut entrer dans ce cadre, mais seulement si les faits le justifient.

